La saison de l’été débute avec le solstice d’été, le 21 juin, lorsque la durée de la lumière du jour atteint son maximum, tandis que la durée de la nuit est à son minimum.

D’un point de vue spirituel, c’est aussi le moment où notre Terre Gaïa déploie son aura astrale jusqu’aux confins du monde spirituel, c’est-à-dire jusqu’au Zodiaque, là où se trouvent les entités les plus élevées de notre système solaire. Notre Terre s’y nourrit de nouvelles impulsions spirituelles pour le futur, qu’elle intégrera en elle en rétractant progressivement son aura durant l’automne, puis l’hiver, jusqu’à Noël (solstice d’hiver).

C’est l’Archange Uriel, dont le nom signifie « Lumière divine » qui a pour mission d’insuffler à la Terre et à l’humanité ces puissantes inspirations pour aller vers le futur, à travers la lumière spirituelle du soleil en été.

Et d’un point de vue humain, c’est Jean Le Baptiste qui l’aide dans cette tâche. C’est pourquoi la saison d’été démarre aussi avec la fête sacrée de Saint-Jean Baptiste, le 24 juin.

L’été est donc pour nous, êtres humains, la saison où nous pouvons être inspirés au mieux, afin de percevoir le futur lumineux que nous propose le monde suprasensible, découvrir le bien et les qualités que nous devons révéler pour y accéder, recevoir des nouvelles semences pour notre créativité… La lumière spirituelle de l’été, si nous y sommes réceptifs, nous élève vers « le ciel » et nous arrache aux ténèbres du monde matérialiste.

Il nous faut cependant le choisir librement et faire des efforts en ce sens, car l’été porte aussi un piège : celui de nous laisser happer par la fausse lumière et la chaleur du monde physique, qui nous incitent au laisser-aller et au rêve.

Que se passe-t-il alors ?

L’aura astrale de l’être humain se dilate elle aussi, à l’instar de celle de la Terre. Or, notre corps astral comporte tous nos désirs, nos passions, nos sentiments, nos émotions. Ainsi, nous devenons certes plus réceptifs, mais pas seulement au monde spirituel ! En effet, nous nous ouvrons à toutes les influences et tentations du monde extérieur. Nous nous diluons en quelque sorte dans la conscience collective et nous perdons conscience de notre volonté propre : l’été est alors la saison de l’exaltation des désirs égoïstes (laisser-aller à tous les plaisirs), de la quête relationnelle (envie de se nourrir de l’autre affectivement et sexuellement), bien-être du corps physique (séduction, paresse, intérêt exagéré pour son corps physique…). Si nous nous laissons aller à la passivité en été, notre conscience fond littéralement au soleil, et en nous remplissant du monde extérieur, des désirs et des futilités, notre volonté s’affaiblit. Ceci est très dangereux et nous en payons les pots cassés à l’automne !

Pour recevoir la vraie lumière de l’été, c’est-à-dire l’inspiration du monde spirituel et de notre Âme céleste (ou Moi supérieur) transmise par Uriel, il nous faut résister au laisser-aller ambiant, et rester très conscients de qui nous sommes, de ce vers quoi nous voulons vraiment aller : en somme, nos motivations de bien ! Il est impératif de nous dissocier de l’ambiance d’exaltation collective et de nous individualiser : il s’agit de renforcer notre propre volonté par notre pensée créatrice, au lieu de suivre la volonté générale, ou nos conditionnements passés. Ceci n’est possible qu’en cultivant le lien avec le monde suprasensible, par la méditation régulière, et en nous souvenant de nos prises de conscience spirituelles au sein de notre quotidien, sans omettre de les agir !

En été, à l’instar de la nature qui laisse mûrir ses fruits à la chaleur du soleil, nous pouvons vivre un processus conscient de maturation d’un bien en nous. Il est donc recommandé de nous concentrer sur un travail intérieur de mûrissement d’une certaine connaissance, d’une qualité, d’un bien ou d’une capacité que nous aimerions donner au monde par la suite (c’est en hiver qu’il sera plus facile de structurer et de concrétiser notre travail intérieur à travers une créativité). L’été est la meilleure saison pour voir le bien que notre Âme céleste souhaiterait révéler, conscientiser ce qui lui fait obstacle en nous, et nous laisser inspirer pour nourrir notre bien… Pour ce faire, plus nous sommes disponibles pour le travail intérieur (lecture, réflexion, méditation et travail intérieur), et réceptifs au monde spirituel, ouverts à ses inspirations, le laissant nous nourrir intérieurement, plus la Lumière divine d’Uriel pourra nous transformer !

Le modèle humain qui nous aide à concentrer notre volonté grâce à notre pensée tournée vers le monde spirituel, et à « nous souvenir du futur » lumineux vers lequel nous souhaitons aller, est le prophète Jean-Le-Baptiste, représentant de l’humanité et de « la conscience de soi ».

Pierre Lassalle