KAYA TEAM UNIVERSE®
Une marque éthique pour valoriser l’être humain

Entrevue avec Pierre LASSALLE
2 Janvier 2018

– Monsieur Lassalle, bonjour.

– Bonjour !

– Nous sommes ensemble pour parler avec vous d’un sujet qui vous tient à cœur : c’est la création d’une marque éthique, qui s’appelle « Kaya Team Universe »…

– Oui, excellent sujet !

–  Pouvez-vous nous en dire plus ?

– Oui. Le Kaya Team Universe regroupe différentes actions, et parmi elles, la création que nous avons faite d’un Label qui porte ce même nom : Kaya Team Universe. Il a pour but de souligner les valeurs humaines, dans le cadre de l’action, que ce soit le domaine des arts, ou l’artisanat, ou l’entreprise.

– D’où vous est venue cette idée ?

– Eh bien, comme tout le monde vous avez remarqué que dans le commerce, des labels Bio sont apparus depuis quelques années : ils ont pour but de donner une plus-value à des produits, de les démarquer de l’ensemble des autres (nourriture, vêtements, etc.). Mais la qualité certifiée par ces labels, comme Ecocert, A.B. ou d’autres, visent uniquement l’objet, le produit, mais pas du tout celui ou ceux qui ont fabriqué l’objet en question, c’est-à-dire… le sujet ! Nous est donc venue l’idée, à Céline Lassalle, Lucie Delalain et moi, de créer un label qui mettrait en valeur, non pas seulement le produit, mais surtout le sujet, qui a créé les produits : l’être humain ! Pour nous, tout objet ou produit est le fruit du travail de l’humain ; or, un objet ou un produit ne peut être absolument génial, pur ou « étiqueté bio », si la personne qui l’a accompli est un être immoral ou avide : ceci est totalement inenvisageable ! Et, dans le bio, on peut trouver des gens qui vont faire cela parce que c’est la mode, ou peut-être pour être connus, ou pour gagner de l’argent, en somme, ils ne seront pas forcément moraux ou éthiques. A l’inverse, on peut très bien trouver des individus géniaux, super éthiques, moraux, qui adorent leur travail, qui sont très doués pour le faire, qui mettent beaucoup d’amour dedans, qui pensent aux autres en le faisant, de façon à réaliser le plus beau produit… et, pour une raison ou une autre, il se peut qu’ils ne soient pas labellisés bio ! De notre point de vue, il existe des formes d’injustice qui se résument dans le fait que c’est uniquement le produit qui est labellisé bio, mais pas les gens qui en sont à l’origine.

– Vous diriez que c’est un travers typique de notre société matérialiste qui donne cette priorité à l’objet, plutôt qu’au sujet ?

– En effet. Or, nous sommes tous des humains, et donc des sujets avant tout ! Et c’est nous qui créons les objets, sans nous il n’y en aurait pas ! Le plus important selon nous, c’est la valeur de l’être humain qui crée, et non ce qu’il a créé ou produit : ce qu’il a créé découle de qui il est, de sa valeur propre, et de l’état d’esprit dans lequel il est. C’est ça l’essentiel ! Un vrai créateur, quel que soit le domaine (nourriture, habillement, bâtiment, livre, décoration, musique, etc.), c’est un être qui met de lui-même dans ce qu’il crée : il met un peu de son Essence, un peu de son Esprit dans tout ce qu’il fabrique. Mais il peut aussi le faire de manière complètement matérialiste, automatique, sans se soucier de ce qu’il fait, si son seul but est de gagner de l’argent : alors, dans ce cas, il ne met pas le bon « lui-même » dans son produit ! Libre à chacun de réfléchir dans ce cas, sur ce qu’il met dedans, mais c’est sûr que ce n’est pas le meilleur de soi !

– Qu’est-ce que serait un bon état d’esprit éthique selon vous ?

–  Nous l’avons clarifié sur notre site www.kaya-team-universe.org/la-marque. Globalement, on peut dire qu’un individu avec un bon état d’esprit dans ce qu’il réalise, ne le fait pas que pour lui, ou pour mettre en valeur sa petit pomme ! Il le fait parce qu’il est doué pour cela, il a les compétences, et il veut mettre cela dans le monde, pour en faire profiter l’humanité : en somme, c’est pour jouer son rôle au sein de l’humanité, en tant que créateur de tel ou tel produit, car il sait le faire, et ce, mieux que bon nombre d’autres individus. En le faisant dans un état d’esprit éthique, il va vraiment mettre une part de son Esprit dedans, et selon nous, ça… c’est le vrai sens du travail ! C’est le travail que l’être humain a à accomplir. L’important n’est pas le type d’objets ou de produits qu’il va créer, mais le fait qu’il va se mettre lui-même dedans, et dans le but d’apporter des bienfaits à l’humanité. C’est pour jouer son rôle, agir pour plus grand que lui : par exemple, il va le faire pour un idéal, une noble cause, une vertu, quelque chose qui va le motiver, et faire qu’il va se dépasser, et mettre un peu de son Essence dedans. Nous avons souhaité ce label pour mettre en valeur le plus beau de l’humain dans la création à l’œuvre.

– Il est plus difficile d’établir des critères par rapport à un être, plutôt qu’un objet : comment vous y êtes-vous pris ?

– De manière basique, on dit que tout ce qui est objet… c’est « objectif » : on doit être objectif face aux objets ; alors que pour un sujet, on est « subjectif ». Dans notre société très matérialiste, bien sûr être subjectif, c’est mal vu ! C’est quand même le comble, puisque nous sommes des humains, nous sommes des sujets, donc c’est normal d’être « subjectif » ! Mais la subjectivité en question, consiste à être capable de définir quelles sont les vraies valeurs humaines. C’est vrai que dans notre société c’est quelque chose que l’on a perdu, justement parce que l’on ne s’intéresse qu’aux objets… Et, que l’être humain soit vertueux, génial, ou qu’il soit un pauvre nul, c’est du pareil au même, du moment qu’il fait de beaux objets ! Nous trouvons que ce genre de raisonnement et de fabrication est pour le moins médiocre. Nous voulons mettre en valeur les vraies qualités humaines, qui impliquent notamment que le créateur ait en principe un idéal, quelque chose qui le dépasse, qui est beaucoup plus vaste que lui, et qui va justement le motiver à se transcender. Un humain ne peut pas se transcender s’il a pour seul but de gagner plus de fric ! C’est impossible. On peut se forcer, ou être forcé par d’autres, mais jamais l’être humain ne peut vraiment sortir de sa zone de confort si l’argent est son seul moteur. En revanche, pour essayer d’atteindre un idéal, ou faire qu’il s’incarne, oui, dans ce cas on pourra se transcender !

– Y aurait-il d’autres critères éthiques majeurs que vous pourriez évoquer ?

– Oui, bien sûr comme le respect des autres et de la Nature, qui induit le respect de soi aussi. Mais il faut être capable de respecter l’autre et la Nature, avant de pouvoir se respecter soi-même. Progresser vers la fraternité en est une autre ; mais bon, il ne faut pas rêver, à notre époque il est très difficile d’y arriver ! Mais on peut au moins parler de solidarité : des gens œuvrent ensemble, se respectent les uns les autres, cultivent une confiance mutuelle, associent leurs compétences, leurs facultés et dons, pour créer quelque chose qui sera mis au service de l’humanité, et qui va apporter un bienfait supplémentaire. Et ce travail, cette sorte d’émulation en groupe, fait sortir le meilleur de l’humain. L’être humain qui n’a pas envie du meilleur de lui-même dans ce genre de contexte, eh bien il s’en va, ce n’est pas possible qu’il reste. Lorsque des gens se regroupent ainsi, et agissent ensemble pour une création qui soit éthique, alors forcément ils se dépassent et donnent le meilleur d’eux-mêmes.

Nous avons répertorié une douzaine de points de ce type, qui correspondent à ce qu’est l’homme dans le meilleur de lui-même : l’homme éthique dans son travail, sa créativité. Nous n’avons pas inventé des choses exceptionnelles : tout le monde peut en reconnaître la justesse…

– En les lisant, on peut donc évaluer notre dose éthique dans une activité, et ce qu’il y aurait à amplifier peut-être ?

– Oui. Il suffit de les lire et de voir que, même si ce ne sont pas les douze à la fois, si l’on en applique la plupart, alors cela signifie que, oui, on est dans cet état d’esprit de réaliser quelque chose de beau, de bienfaiteur, qui est éthique pour la société, et qui ne nuira pas aux gens, bien sûr ! Car, malheureusement, labellisés bio ou pas, il existe aujourd’hui beaucoup de produits qui portent énormément préjudice à l’être humain, et qui sont même parfois extrêmement dangereux. Bien sûr, ici c’est l’opposé ! Nous visons au contraire l’aspect éthique et non l’aspect immoral que l’on voit trop souvent dans le commerce actuel. Tous ces différents points forment un ensemble qui justifie ce label : il peut donc faire la différence et montrer, distinguer les gens qui œuvrent de belle manière, de manière éthique dans le monde, pour un futur meilleur.

– Ce serait une façon de les fédérer ? Que chacun puisse se reconnaître dans un autre mode de fonctionnement, une autre vision de la vie et de la créativité ?

– Oui, tout à fait. Aussi bien pour la créativité que pour le fait de travailler, ceci élèverait le niveau : en fait, le travail ce n’est pas juste gagner de l’argent, nourrir sa famille, tous ces gros clichés que les gens ressortent habituellement. C’est aussi une démarche ayant pour but, pour un être humain, de révéler le meilleur de lui-même, de se donner pour plus grand que lui, et jouer un rôle dans l’avenir de l’humanité, le meilleur qui soit ! Actuellement, dans le monde – davantage chez les Anglosaxons, plus volontaires – de plus en plus de gens essaient de faire ce genre d’actions, de rechercher quelles sont les grandes valeurs humaines, comment elles peuvent être appliquées et changer différents domaines de vie. D’un certain point de vue, nous nous inscrivons dans ce genre de mouvements, ayant pour but d’amener des choses nouvelles dans le domaine du travail et de la créativité, de montrer que tout être humain peut jouer sa partition au sein de l’humanité, et apporter de belles choses éthiques, qui existent pour le bien de l’humanité, son évolution, et un futur meilleur. Alors, oui, tout ceci vise à encourager les humains à se fédérer, à œuvrer ensemble, créer ensemble, pour un futur meilleur, car notre leitmotiv est : « Ensemble, bâtissons le futur ! ».

–  Mais, qu’est-ce que ça change d’acquérir le label ou de ne pas l’avoir ?

– Si j’ose, je dirais que cela apporte un peu le même principe que les labels bio, sur les produits qualifiés bio, dans le sens où on les remarque tout de suite ; et pour nous, observateurs ou acheteurs, c’est une garantie qu’ils ont réalisé ces produits en respectant toutes sortes de normes, qui respectent tous les règnes de la Nature. Ici, c’est un peu le même principe, mais au lieu d’être tournée vers les produits, c’est orienté vers l’être humain : cela apporte clairement le fait que ces gens qui acquièrent le label Kaya Team Universe, sont mis en valeur par rapport à l’essence vertueuse mise dans leur travail : en somme, ce sont des individus qui font une activité avec un label d’excellence, qui les démarque des autres. Que leur produit soit labellisé bio, ou pas, c’est une autre histoire ! Mais, il me semble évident, que si ces gens-là sont labellisés Kaya Team Universe, normalement ils devraient aussi être labellisés bio, car ils ont déjà fait « mieux » à la base ! Comme dans leur créativité et leur travail, ils sont capables de révéler les belles qualités humaines, leurs produits sont forcément « bio », et ce, qu’ils aient le label ou pas. L’apport de marque les met à un niveau d’excellence qui peut les aider à se faire connaître, à être repérés parmi d’autres qui font la « même chose » (en apparence).

– Avec cet apport de marque, c’est aussi un moyen d’interpeler son prochain, expliquer pourquoi ce choix, réveiller les consciences à l’envie de mieux donner ?

–  Oui, oui. Rayonner sa différence tout à fait, et donner envie aussi à plein de gens de se dire, finalement, oui, plutôt que de regarder toujours l’objet, on ferait mieux de regarder le sujet, et s’intéresser aux humains qui créent tout cela ! Cela apporte forcément une autre vision de la vie, et un « plus » à la qualité de leurs produits.

– Si quelqu’un ou une entreprise veut obtenir ce label, comme s’y prendre ?

– C’est simple : il va sur notre site www.kaya-team-universe.org/la-marque, et il verra nos fameuses douze « conditions éthiques », que j’ai mentionnées tout à l’heure. Et puis, il regarde si, dans son activité, il vit bien les points soulevés, ou au moins les trois-quarts : si c’est le cas, il peut nous adresser directement une demande écrite, en expliquant ce qu’il crée, de quelle manière, ce qu’il expérimente par rapport à tel ou tel point, comment il vit telle valeur, ou telle autre, etc. Ensuite, on peut se rencontrer, et si tout se confirme, il obtiendra notre apport de notre marque. Ce sera pour trois ans, et c’est gratuit les trois premières années.

– Comment vérifiez-vous les dires de la personne qui demande la marque ?

– Nous sommes trois à nous concerter, et nous verrons bien leur manière d’être et de faire ! Ce n’est pas aussi difficile… Rencontrer des gens, leur demander de parler de ce qu’ils font et comment ils le font, et savoir si ce qu’ils disent est vrai, ou pas. Dans notre société, beaucoup de gens ont perdu cette faculté, cela dit, aucun de nous trois n’est dans ce cas ! Donc, cela ne posera jamais de problème de prendre une décision.

– Cependant, contrairement aux objets les humains changent beaucoup ! Leur état d’esprit et d’action fluctue souvent ! 

–  Oui. C’est pour cette raison que l’on ne peut l’accorder à quelqu’un qui vient de commencer son activité. Il faut forcément avoir exercé au minimum deux ou trois ans ; de cette façon, la personne peut nous parler de sa façon de vivre sa créativité. Quelqu’un qui vient de démarrer, tout feu tout flamme, peut faire des choses supers, mais l’année d’après, carrément arrêter, ou le faire mal…

– Vous pourriez donc retirer le label, si vous constatez que la personne n’est plus en phase avec l’éthique requise ?

– C’est un peu comme un bail, ou une période d’essai, d’un certain point de vue : au bout de trois ans, on refait le point, pour voir si l’on est toujours en accord : si oui, on refait un nouveau bail, et si non, on arrête.

– Alors voilà : avec ce label Kaya Team Universe, vous lancez un grand mouvement pour transformer ce phénomène inhumain de l’argent-roi, pour faire en sorte que ce soit l’humain le roi !?

– Oui, c’est ça ! Redonner à l’être humain sa vraie valeur, qui est la première ! Ce n’est ni l’argent, ni la sécurité, ni d’autres valeurs « bidons » qui doivent être plus grande que l’humain : c’est complètement délirant ! Et bien sûr, comme, à ma connaissance, nous sommes les premiers à lancer cela dans le monde, on espère bien que cela va se faire diffuser et se faire connaître… donc, n’hésitez pas à en parler autour de vous !

– Vous couvrez quels pays ? 

– Pour l’instant, c’est opérant en Europe, en Suisse et au Canada. Mais on a bien l’intention de faire davantage de pays par la suite !

– Alors bonne continuation à vous !

– Merci bien.

 

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