Ô combien tout le monde le sait, le b.a.-ba de la relation est la communication. Et ce n’est que trop vrai. Mais j’entends par là, une communication « en chair et en os », et non par un intermédiaire technologie, qui est uniquement un outil, une machine que l’on utilise pour transmettre de l’information.

Une relation pour qu’elle puisse débuter, il est impératif qu’elle se base sur la communication face à face, car les informations qui passent par la proximité physique – et je ne parle même pas de se toucher – sont bien supérieures aux informations reçues par la technologie. Ce qui passe d’une personne à l’autre, ou plusieurs, est absorbé par les sens, qui sont tous en éveil et attentifs, afin de capter l’attitude de l’autre, d’analyser qui il est, et que sera leur lien ensemble, etc. Les erreurs commises dans les premières impressions, les illusions, ou vérités, ou encore jugements, je les passe sous silence pour cet article. L’essentiel est cette importance dans l’approche d’un être humain, que tout notre être essaie d’intégrer la présence de l’autre, son état, et l’échange qui va se dérouler. La sensibilité humaine est formée de telle sorte que l’on peut recevoir bien plus d’indications que ce que transmettent déjà les sens physiques, souvent appelé le « sixième sens ». Toute cette approche peut aussi se nommer « écoute », tout simplement, qui inclut toute l’attention que nous portons vers l’autre personne, dont l’ouïe n’est qu’une petite partie dans notre observation.

Ainsi dans ce commencement de la communication, il y a l’écoute, et il y a la parole. C’est un équilibre entre la réceptivité de l’autre et l’expression de soi. L’ensemble forme un échange de renseignements, des êtres et/ou d’un sujet de conversation. Il est évident qu’une fluidité entre écoute et parole n’est pas évidente à trouver, mais c’est le propre du challenge de la communication. Et c’est par là que se construit la richesse relationnelle, avec une même personne, et les différences entre toutes les personnes. A partir de là, l’intérêt que l’on porte à l’autre individu, et le retour vers lui, vont aller de façon croissante. Car effectivement une fois la communication entamée, une confiance s’installe, et les échanges continuent avec du respect et de la sincérité, par exemple, des points essentiels pour bâtir une relation.

Alors oui, la communication est le b.a.-ba de la relation, mais ce n’est pas parce que l’époque actuelle est dite « l’ère de la communication », que c’est vrai, il ne faut pas confondre communiquer et télé-communiquer. La communication, c’est établir une relation en direct avec une autre personne, quand les gens sont présents physiquement et consciemment. La télécommunication c’est pour transmettre des informations et des messages, mais ce n’est pas parce que nous pouvons se voir et se parler à distance que nous allons connaître entièrement une personne, ou, établir une relation avec elle par ce biais ! C’est un mirage, une illusion, qui est très bien réalisée, il faut l’avouer. Cependant alors que dans le contact réel avec une autre personne tout notre être et tous nos sens sont en réveil, dans la télécommunication, il y a au mieux deux sens sur cinq qui fonctionnent. Le handicap est donc considérable. Après, que nous soyons attentifs ou inattentifs même quand nous communiquons physiquement avec les autres, c’est une autre histoire. Mais la communication amène forcément plus de conscience et d’envie d’aller vers autrui que la technologie ne le fait ! Ça, c’est certain.

Par Lucie Delalain

Pour l’ouvrage Le Tarot des Héros

 

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