Parmi les moments palpitants de la vie, il y a un terrain qui est direct pour produire toutes sortes d’étincelles multiples, et des plus variées : c’est le rapport entre êtres humains. Et ce domaine doit être absolument INTENSE, riche en douces et explosives émotions ! Le contact humain, c’est du réel, et d’une constance 24h/24 ! Alors quoi de plus facile que de se procurer des émotions : il faut une, voire plus, autre(s) personne(s) que soi ! Et il faut forcément que ça déchire !! Cependant, on ne peut pas vraiment parler ici de relations.

Il existe effectivement un point de vue que l’émotion – ou la passion qui vient ensuite – rend vivant. Les montagnes-russes sensorielles sont très bien chez l’adolescent, mais c’est un tremplin pour ensuite, apprendre à s’équilibrer.

L’intensité recherchée est principalement basée sur notre point de vue, sur ce que nos sens captent de l’extérieur. Il s’agit de notre interprétation de ce que l’on croit vivre, au travers de ce que l’on voit, entend, ou touche qui nous procure tel désir ou manque de quelque chose, impliquant l’émotion correspondante. Et chercher à l’extérieur une complétude est la solution la plus évidente. Et souvent l’un des moyens rapides, est…, par une autre personne. Et le rapport avec l’autre va remplir nos sens et l’émotion va – enfin – pouvoir s’amplifier et remplir tout notre être. Et on se sentira comblé et entier, puisque l’émotion ne laisse aucun vide. Et cette vivace entièreté donnera l’impression d’être vivant ! C’est sensationnel, mais une même émotion vécue trop longtemps est également lassante, alors on va passer à une autre. Et d’euphorie à désir à rejet à colère à tristesse à honte à indifférence à éclate à vengeance à…, il n’y a souvent qu’à suivre le rythme !

Et même si on raconte ne pas priser tous ces états, cela paraît sain d’y passer, car après tout nous sommes humains et que c’est la vie ! NON ! Absolument pas ! C’est ce que l’on nous bassine partout, comme une seule option fatale, pour avoir l’illusion de ressentir de la vie, pour s’échapper en oubliant ses conditions de vie. Alors même si, les drogues, alcools, sorties en boîtes, plans sexes, ou même les télécommunications ou jeux virtuels, plus tous les désirs vers la consommation d’achats, tout cela si promu par la société, nous invite à nous vautrer dans « l’extra-sensoriel », ce n’est certainement pas une solution pour être vivant ! Il n’y a rien de plus faux et de plus destructeur.

Cette décadence, on peut l’appeler ainsi, une fois dedans, il ne faut pas croire que l’on peut en sortir si simplement. Le désir est source de dépendance et la dépendance nourrit très bien l’habitude, et l’habitude du désir a de fin uniquement quand l’on dit STOP.

Alors tout ce qu’encouragent de nombreux magazines, sondages, modes, Internet et vidéos, etc. c’est surtout un « vautrage » dans les plus bas des instincts humains. Alors que dans la palette de ressentis humains et entre êtres humains, il y en a de multiples autres, tout aussi intenses, bien plus puissants, plus durables et plus beaux, que les plus réactifs et viles des instincts que l’on nous pousse à vivre !

Par Lucie Delalain

Pour l’ouvrage Artémis & Apollon

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