Envie de bâtir un nouveau monde ? Oui, absolument ! Ce monde a tellement besoin de changements qu’il sera submergé par la métamorphose. Et il y en a pour chacun !

Mais toi, tu as bien une idée, une envie que notre société soit différente, que telle ou telle chose change… ? Plus d’une fois tu as dû façonner le monde avec des amis, ou bien, te dire que les circonstances seraient bien mieux de telle manière, mais voyant – après coup – que cela n’existe pas du tout. Et, es-tu capable de mettre en application ce changement que tu veux voir dans le monde (selon la célèbre citation de Gandhi : « soit le changement que tu veux voir dans le monde ») ? Essaies-tu seulement ? Après, recommences-tu, ou abandonnes-tu ?

Il ne faut pas croire que l’on verra changer le monde demain, car déjà dans sa propre vie le changement ne se réalise pas totalement en une journée ! Par contre, refuser de croire qu’un autre monde est possible, refuser de croire que tu peux apporter ta propre pierre à une nouvelle manière de vivre, c’est signer ton propre arrêt de mort ! Le pouvoir transformateur d’une seule personne est un bénéfice qui se multiple à celui des autres et pénètre le monde pour un avenir progressivement meilleur. Croire que nous sommes chacun seul dans son coin est une utopie, croire que nous sommes impuissants car trop jeunes est un mensonge, et abandonner est une lâcheté, car le changement ne se produira pas de lui-même. L’abandon devrait être interdit dans ce nouveau monde, dis-je.

Ce monde, il se bâtit maintenant, dans le présent, dans chacun de nos choix, dans chacune des priorités que nous agissons, dans chaque parole que nous annonçons à l’autre, dans chaque effort de transcendance, dans chacune de nos persévérances pour que le meilleur soit vainqueur. Il est déjà en route, car il y a déjà des êtres qui ont commencé et ils y participent. Mais le nombre fait la force, et l’unicité est la valeur. Il n’est jamais trop tôt pour y participer.

Il est tout d’abord nécessaire de faire le lien entre les idées lancées en l’air, toutes ces belles impulsions, telles que : plus de moralité dans le monde et moins de violence, moins de pauvreté et plus d’égalité, plus de liberté, plus de partage, plus d’amour, etc., et notre propre vie, avec tous les contextes que nous vivons, afin de voir toutes ces situations et relations où l’on peut déjà agir ces grandes idées. Après vient le discernement pour savoir dire oui, ou non, « je fais ceci, car cela correspond » ou « je ne fais pas cela » : c’est choisir d’appliquer ce que l’on pense vraiment. Ensuite il y a le tri des priorités pour accentuer les domaines que l’on aime le plus. Et après surtout, vient la persévérance, et ensuite la persévérance, et encore après la persévérance ! Entre échec et réussite, dans les deux cas, cette dernière est toujours indispensable pour continuer d’avancer.

Par Lucie Delalain

Pour l’ouvrage Vers une Nouvelle Ethique

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