Dame, où êtes-vous ?

Dans ses jardins d’été, Dame de Poésie effleure les rosiers et sur un air que notre Muse insuffle à sa plume, elle nous invite à entendre l’appel : celui de l’expérience du Feu vertueux de l’Amour.

C’est aux Dames qu’il lui sied ici de s’adresser. titre-jardin-poesie5

 

 

Imaginez-vous mes Dames, votre Idéal d’Amour bien présent à l’Esprit, et voici que se présente à vous un homme en notre temps, qui en représente maints autres, et qui se souvient porter dans ses vœux saints une mission à vivre : celle d’incarner un Amour vertueux, un Amour nouveau, dont l’esprit chevaleresque serait le cœur… Lui le Chevalier, et la Dame son inspiratrice.

Imaginez-vous mes Dames, cet homme et son flambeau, dans notre monde, aspirant à la rencontre de la Dame. Une vraie Dame…

Est-ce vous ?

Voulez-vous aider l’homme à garder l’espérance que son vœu peut s’avérer, en révélant vous-même la Dame qui est en vous ?

Voudriez-vous cheminer aux côtés d’un homme, chevalier vertueux des temps modernes, en vous dépassant vous-même pour… l’amour de l’Amour ?

Si oui, peut-être trouverez-vous dans ses propres vers, dont Poésie est sage protectrice, son chant des profondeurs et des hauteurs, et ainsi comprendre son Feu pour l’Amour, son Feu pour que se vive un nouvel art d’aimer, son Feu pour que renaisse… la Dame !

 

Lhomme aux saints vœux d’Amour vertueux moderne :

 

« Toujours vive m’est restée cette mémoire d’avant mon venir,

Avec pour chant de vérité votre noble force me léguant sourire ;

Le Cœur vibrant, j’ai lancé sans peur ma joie d’ici-bas vous retrouver,

Et vous ai laissée devancer mes propres élans de nouvelle destinée,

Afin que sur Terre, toute libre, vous jouiez à révéler vos beautés :

Leurs échos lumineux dès lors ne manqueraient pas de m’aimanter,

Et mes yeux et mon être tout entier de continuer la quête à vos côtés,

En valeurs de vertu et d’amour, toujours engagé à me perfectionner.

Moi, Chevalier, Troubadour, ou Amant courtois d’autres temps,

Je jongle avec les siècles et les défis que mon Cœur tient constants,

Afin que l’art d’aimer trouve en moi son serviteur et conquérant.

Moi, Chevalier, Troubadour, ou Amant courtois d’autres temps,

La mémoire de mon devenir prévoit que Dame ici-bas m’inspire,

De rencontres en ouvertures, l’amour pour unique invité à élire.

Mais dans le monde où je suis, si loin de celui d’où je viens,

Mon regard chemine en sol d’errance, et ma flamme s’éteint…

Car où se trouve la Dame ? Où se trouve la Dame ?

Sans Dame en présence, ma mission je condamne !

J’épuise ma force à contenter de faux soleils à l’éclat travesti,

Icones en plastique dont tous mes sens et désirs tirent profit ;

Telle bassesse n’est que déni et menace ma nature d’exigence,

Car sombrer en ce piège infernal exile ma créative puissance !

La Dame existe, j’en suis sûr !

Celle qui m’aimante vers l’essentiel et m’incite à la maîtrise,

Celle qui invite mon Cœur à aimer sagesse plutôt que bêtise,

Celle qui m’inspire prouesses, que force et dignité se marient,

Celle qui me désarme, insufflant de vertu la beauté de nos vies,

Celle qui s’efforce à inclure, m’éduquant au choix du pardon,

Celle qui accueille l’élixir renouvelé de mes plus vaillants dons…

Oui, la Dame existe, j’en suis sûr !

Mais la rencontrer ne se pourra sur le ciment de mes complaintes !

A moi de créer le terreau où sa beauté, de mes efforts se verra ointe.

Ainsi,

Moi, Chevalier, Troubadour, ou Amant courtois d’autres temps,

Je choisis de dignement me prénommer Homme de notre temps,

Ainsi,

Elle, Dame, inspiratrice ou bien-aimante courtoise d’autres temps,

Saura reconnaître celui qui aimera et créera avec elle, vertueusement.

Trouver la Dame est ainsi défi posé en mes mains :

Avant tout devenir un nouveau Chevalier, me revient !

Et Dame se présentera devant moi…

A cette vue, plus grande est ma foi ! »

Céline Lassalle

 

 

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