Avec l’automne, c’est l’appel à la transformation intérieure, afin d’éradiquer des défauts et attitudes qui nuisent à notre révélation présente et future. En ce qui concerne la femme, il est un combat majeur : celui de vaincre sa jalousie !

Bien entendu, pour celles qui s’y attèlent, un automne ne suffira surement pas, mais cette saison n’en reste pas moins idéale pour se métamorphoser !

Les attitudes divergent concernant le phénomène de jalousie :

– « Jalouse, moi ? N’importe quoi ! » > Celle qui sait que la jalousie est un vilain défaut ne va pas aimer (se) l’avouer, parce que… c’est laid, et « Moâ-je veux être parfaite, sinon comment être la préférée parmi toutes ! Donc non, jalouse moi, jamais ! » Avouer ce défaut est difficile pour l’orgueilleuse, certes. En général, elle va surtout rencontrer des femmes jalouses autour d’elle ; elle sera victime de ce sale défaut… des autres, tandis qu’elle n’a rien à voir avec cela !

– « Jalouse, moi ? Oui, à fond ! Alors dégage tes sales pattes de mon mec, sinon j’te dézingue ta sale tronche de poufiasse ! »  > Autre version, due à l’abus de substances dangereuses, à savoir – notamment – les débilités d’une presse féminine bas-de-gamme, qui fait croire que la nature même de la femme, c’est d’être jalouse : c’est un fait et c’est sa façon d’aimer ! Ainsi la jalouse et la femme deviennent quasiment des synonymes, et la jalousie est mise au rang de qualité ! Ceci est dramatique.

> Jalousie : kézako?  > Elle n’est en aucun cas une preuve d’amour ! C’est une maladie du sentiment. Certaines femmes en sont plus atteintes que d’autres. Elle provient d’un trou dans le cœur, un manque non comblé de reconnaissance de sa valeur et de sa beauté. Ce vide de valeur la rend, plus ou moins consciemment, indigne d’être aimée. La plupart du temps, elle colmate le problème en utilisant l’homme comme un moyen que lui soient reflétées cette valeur et beauté qu’elle ne se reconnait pas. C’est une assurance extérieure, factice, afin de ne pas souffrir, ne pas ressentir cette impression de laideur, avec l’indignité, la honte et la peur de la solitude qui en découlent.

Le problème est que l’homme est alors pris tel un substitut, et s’il disparait, la femme se retrouve de nouveau dans son cratère souffrant. De ce fait, elle s’arrange pour le garder, jusqu’à le posséder, l’étouffer, voire l’empêcher de côtoyer toute femme qu’elle considère plus belle qu’elle, ou meilleure en ceci ou cela ! En somme, « son » homme c’est sa vie : sans lui et son regard tourné vers elle, la femme n’est plus rien.

Très important : il ne doit jamais cesser de lui montrer que c’est bien elle la seule et l’unique… préférée ! Si son regard bifurque sur les seins de Naomy ou les fesses de Carola, eh bien c’est lui le vilain, l’infidèle, et il devra subir une scène de ménage, de laquelle elle doit sortir gagnante bien sûr : à savoir, l’homme doit au final lui dire « Ma chérie, je n’aime que toi ! Je ne le referai plus, car je ne veux pas te faire de mal… Ok, je ne reverrai plus ni l’une ni l’autre. Y’a que toi qui comptes. » Avec un gros câlin qui couronne le tout, ouf, tout revient dans l’ordre, et c’est reparti ! Résultat : Jalousie = 1 Transformation & amour = 0.

Il existe des variantes, avec plus ou moins de raz-de-marée émotifs, de paroles assassines, voire de violence, mais le fond est le même ; et il est peu probable que d’aucune ne se reconnaisse au moins un peu en ce type de comportements.

Outre le fait que cette attitude génère des relations psychotiques et manipulatrices, empêchant l’évolution et de l’homme et du duo, elle induit aussi une impossibilité de travailler en groupe : trop insupportable pour l’ego jaloux ! Elle induit de même des relations entre femmes qui ressemblent à un combat de tigresses qui ont les crocs à mort ! En effet, la jalousie non réglée amène à filtrer le regard posé sur toute femme : chacune d’elle devient une ennemie potentielle ! Et voir une autre femme se révéler ou rayonner est pris comme une menace : « Elle pourrait bien se mettre à briller et attirer « mon » mec ! Aïe. Si elle me détrône, je meurs ! » D’où la position d’attaque pour protéger le territoire : critiques destructrices, rejet, refus de s’ouvrir, méchancetés, diffamations, rumeurs mensongères, et autres coups bas.

Et tout cela est justifié, bien entendu : l’amour ne peut se vivre que dans l’exclusivité ! « Si tu m’aimes, tu n’aimes que moi, sinon, c’est que tu ne m’aimes pas ! » Dixit la télé.

Eh bien, non. Tout ceci est mensonge !

D’ailleurs, la preuve de l’amour d’une femme envers celui qu’elle dit aimer, pourrait simplement se vérifier par le fait qu’elle s’attèle librement à éradiquer de son sentiment la racine de cette jalousie, à en guérir, et éliminer la nuisance de cette maladie dans ses paroles et actes. C’est le combat vital d’une femme moderne qui veut vivre l’amour ! Et vivre l’amour n’a pas à voir avec le fait d’être avec un homme. La seule vérité, c’est que la jalousie empêche l’amour – dont la source provient de l’Âme céleste – de descendre dans son cœur et se répandre. La relation en couple lui tend un miroir frappant : vais-je parfaire la pureté de mon cœur, ou refuser le défi ?

Que le chemin soit long n’a pas d’importance. Que la femme en bave, en pleure, essaye des choses, chute et recommence, eh bien oui, c’est le jeu ! La métamorphose est une œuvre et ces efforts sont de valeur : ils redonnent dignité, force, et espérance, celle de pouvoir aimer de manière la plus inclusive qui soit. C’est un chemin héroïque !

Ne rien faire pour se transformer et se dire amoureuse, est grave au vu des réalités : comment croire que haïr et détruire un autre être, est synonyme d’aimer ? C’est débile.

Si notre monde est en guerre, la femme a sa grande part ! Exterminer ce poison de la jalousie ferait grand bien à tous : cela signifierait qu’enfin la femme choisit que l’amour vrai prime dans sa vie, qu’elle ressent sa responsabilité de l’incarner et qu’elle déploie son courage pour se transformer. Qui a dit que cela ne demandait pas des sacrifices et transcendances ?! N’est-ce pas ce que les vraies héroïnes montrent ? Se battre par amour, pour l’amour, cette force divine qui peut tout transformer !

Vaincre la jalousie est possible ! Et c’est elle la véritable ennemie de l’amour sur le chemin de l’héroïsme au féminin ! Et non d’autres femmes… Nous sommes « amies » d’un même combat, voici qui est vrai !

A mesure des victoires sur cette ennemie majeure, le résultat final en est que la femme déploie alors le plus beau de sa profonde nature : l’amour fraternel. La capacité d’inclure d’autres êtres dans l’innocence et le renouveau d’un cœur qui encourage au bien sans limite, car le rayonnement de l’une favorise le rayonnement de l’ensemble. Et ensemble, nous attirons des forces de paix, de beauté, de douceur, de protection, de communion spirituelle, de créativité communautaire.

> Jalousie ou inclusion : mesdames, faîtes votre choix ! <

Comm’enfer pour sortir de la jalousie ?

Reconnaitre son degré de jalousie. Faire un bilan des pas beaux dégâts pour soi et autrui. Regarder en face son rapport à l’homme. Décider d’aimer au-delà de tout. S’aider de modèles féminins qui inspirent au combat pour l’amour. Travailler fort sur la valeur, la beauté : agir avec conscience sans attente de retours, approbations, compliments. Apprécier l’essence de ses actes pour nourrir la vraie nature du cœur, l’esprit en soi. Trouver et accomplir sa Mission avec détermination, pour ôter les comparaisons. Pratiquer la méditation pour ouvrir son cœur, pacifier ses émotions, se relier à sa source d’amour, se détacher de la quête affective extérieure. Persévérer, encore et toujours. Créer, créer, créer ! Et rayonner les fruits de sa créativité libérée, pour le plus grand bien de tous !

« Tout effort de métamorphose est semence d’amour pour tes frères et sœurs,
L’espérance d’un futur commun où la victoire d’aimer embaume les cœurs ! »

Courage !

Céline Lassalle

 Vivement conseillé pour lecture et mise en application :  « L’Héroïsme de l’Amour » de Céline & Pierre Lassalle.