Interview de Pierre Lassalle par Méditation France

 

La rédaction :
Pierre Lassalle, vous êtes écrivain, conférencier, auteur à succès d’une trentaine d’ouvrages dont plusieurs best-sellers ont été traduits. Votre dernier livre aux Editions Terre de Lumière, intitulé « Numérologie Sophianique », parait ambitieux de prime abord, puisque vous dites que son but est de « réinventer la Numérologie à l’aide des connaissances spirituelles qui constituent ses sources sacrées ».
Pouvez-vous nous expliquer ?

Pierre Lassalle
J’ai choisi en effet le titre Numérologie Sophianique, car le mot « sophianique » signifie « qui est issu de la sagesse » ou mieux encore « qui est issu de la Sophia ». La Sophia étant une très haute entité spirituelle qui est porteuse de la Sagesse. Le sage roi Salomon l’appelait « la maîtresse d’œuvre de Dieu » ! Bien trop souvent, les numérologues, comme leurs amis astrologues, pratiquent leur art sans aucune connaissance concernant la constitution véritable de l’être humain, et encore moins son évolution…Or, comment pouvons-nous utiliser une connaissance ésotérique et spirituelle -la Numérologie- sans la moindre compétence occulte à propos des mystères de l’évolution humaine ? J’ai lu et parcouru de nombreux ouvrages de Numérologie, tant en langue française qu’anglaise, et ce que j’ai remarqué se caractérise surtout par un mélange de méthodes, constituant une espèce de « cuisine », que chacun recopie, et ce, sans aucun discernement. Peu nombreuses sont les méthodes qui reposent sur une connaissance solide du fonctionnement humain et de son évolution.

La rédaction :
Avant de nous présenter certaines singularités de votre approche de la Numérologie, pouvez-vous, pour les lecteurs qui ne connaissent pas ou peu, nous rappeler certaines de ses bases ?Numérologie Sophianique

Pierre Lassalle
Bien volontiers ! L’un des deux principaux éléments utilisés en Numérologie est la date de naissance. Elle correspond au moment de l’incarnation de l’individu. Nous nous incarnons à une date précise qui correspond au moment où nous « quittons » le monde spirituel pour descendre sur la Terre avec un certain bagage. Nous ne pouvons plus changer ce bagage, comme nous ne pouvons pas changer notre date de naissance. Ainsi, notre date de naissance représente notre destinée, telle que nous l’avons préparée, dans ces grandes lignes, avant de nous incarner. Le calcul de la date de naissance (jour + mois + année) s’appelle le « Chemin de vie » ou « Nombre de destinée ».
Prenons l’exemple d’un individu avec un « chemin de vie » 7. C’est une destinée qui ne s’épanouit vraiment que si l’individu pratique une voie spirituelle. Le nombre 7 en effet, est le « passage » vers la dimension supérieure des nombres collectifs ou fraternels, humanitaires ou spirituels. Dans tous les cas, ce chemin incite à la vie intérieure, à la réflexion profonde, à la remise en question, et au fait de tirer des leçons de sa vie, afin de grandir en conscience et en sagesse. Il encourage la solitude, le silence, l’étude de connaissances ésotériques et spirituelles, et la méditation…

La rédaction
C’est sans doute le meilleur exemple que l’on pouvait prendre pour les lecteurs de Méditation France !! Pouvez-vous maintenant nous parler de la singularité de votre approche des nombres ?

Pierre Lassalle
Oui. La majorité des numérologues voient les nombres de manière duelle. Ainsi, ils vous donneront pour chaque nombre son aspect positif et son aspect négatif. En réalité, c’est une erreur de concevoir les nombres ainsi ! Les nombres sont des entités spirituelles, des Vertus, et en tant que tels, ils ne sont que « positifs ». Lorsque l’être humain choisit et agit le bien, il se lie avec un nombre. En revanche, lorsqu’il se laisse aller à ses penchants égoïstes et mensongers, il se relie alors à ce que nous pouvons appeler les « anti-nombres », qui s’opposent aux nombres-vertus et qui sont également des entités spirituelles : les vices ! Ma vision des nombres se base sur la connaissance spirituelle, qu’il existe toujours une forme de bien, s’opposant à deux formes de mal (le philosophe Aristote en avait déjà parlé). C’est une vision trinitaire des nombres et on peut la représenter avec ce que j’appelle le Triangle des Nombres.
Reprenons notre exemple du nombre 7. Voici comment on peut présenter le représenter avec une pensée trinitaire.

graphisme

 

graphisme

 

Anti-nombre par excès
Isolement – Jugement
– Quête du sauveur
Orgueil – Rêve – Fuite
Anti-nombre par défaut
Rejet du spirituel – ascétisme
Refus du féminin- Paresse- Peur du sacré- Avorter les projets

 

 

 

La rédaction
Les interprétations que vous proposez dans votre livre ou sur votre logiciel* sont très profondes et peuvent donc intéresser particulièrement les gens qui ont déjà un certain cheminement spirituel ; mais plus encore vous proposez carrément de méditer sur les nombres ! Expliquez nous cela !

Pierre Lassalle
Lorsque les lecteurs ont un peu « digéré » ma vision spirituelle de la Numérologie, puisque les nombres sont des êtres vivants, des entités spirituelles, je leur propose de les ressentir et de les rencontrer !
Cela peut se faire une fois qu’ils connaissent par les calculs leurs nombres essentiels. Ils peuvent alors choisir d’en vivre certains plus consciemment par la méditation (notre individu avec un Chemin de vie 7 sera sans doute ravi de méditer sur le nombre 7 !!). C’est un exercice méditatif d’une demi-heure. Le but visé c’est que le méditant incarne un nombre en prenant la position du fameux triangle avec le Bien du nombre au sommet du triangle, et ses deux adversaires -les anti-nombres par excès et par défaut- en bas du triangle. Par cette méditation le méditant va vaincre les vices et révéler la force de son nombre. C’est une expérience vivante et extraordinaire des nombres.

La rédaction :
Merci, Pierre Lassalle

 

Publié par Méditation France en décembre 2012