La quête de la Lumière, c’est celle de la Vérité, et donc de la Liberté.

La Lumière, c’est la conscience, c’est aussi l’identité de l’esprit individuel que nous sommes tous. Le printemps est la saison de la Lumière.

C’est la raison pour laquelle c’est la saison reliée à l’Archange Raphaël, qui est le « messager des dieux », incitant l’individu à entrer sur le sentier spirituel et à s’intéresser à la connaissance universelle, c’est-à-dire accroître sa Lumière intérieure.

La Lumière est également reliée à la pensée. Ce n’est pas le temps de nous voiler la face ou de regarder ailleurs, mais au contraire d’être bien présents à qui nous sommes et à ce que nous voulons agir… sinon, durant l’été nous nous « envolerons », nous planerons dans les hautes atmosphères générées par les mirages de notre corps astral !

Etre et vivre dans le présent ne signifie pas fuir le passé et rejeter le futur, comme le mouvement « nouvel âge » nous le montre constamment.

Ce mouvement enseigne à ses adeptes du développement personnel (ou égotique) de toujours demeurer dans le présent, comme si c’était une sorte de panacée universelle. Et il s’appuie sur de soi-disant enseignements hautement spirituels pour renforcer ses dires.

Toutefois, c’est aussi ce que la société matérialiste et ultralibérale nous recommande : nous vivons dans la société du Marché économique, et nous devons nous comporter en consommateurs, c’est-à-dire en « moins qu’humains » ! Or, nous ne pouvons pas acheter dans le passé… quant au futur, c’est « demain », c’est-à-dire « jamais » ! Nous devons désirer dans le présent pour acheter maintenant, tout de suite ! Vous savez le fameux « coup de cœur » qui, en réalité, se situe beaucoup plus bas !

Ainsi, cette soi-disant grande philosophie spirituelle de « l’instant présent » est avant tout une stratégie du désir inculquée au consommateur, afin qu’il ne s’évade pas de sa prison « dorée » !

En vérité, le « vrai » présent, c’est-à-dire l’état d’être et de vivre dans le présent, ne peut exister « dans la réalité » que s’il nait de la rencontre entre le passé qui vient de mourir en s’offrant en germe du futur à naître. Le présent est une sorte de « juste milieu » entre le passé et le futur, ou également le résultat d’une vraie rencontre harmonieuse entre le passé et le futur.

Cela signifie que le présent authentique résulte, en premier lieu, des leçons tirées du passé, impliquant certaines transformations et, en deuxième lieu, d’une ouverture au futur, avec un idéal et/ou un projet, un but, qui nous propulse vers l’avant.

Ainsi, les leçons tirées, ainsi que la structuration de notre pensée pour préparer un projet, trouvent leur issue au cours du printemps (ou d’une période qui le symbolise), où l’aboutissement du projet en question nous apporte de nouvelles perspectives d’avenir.

Le présent : oui ! A condition de le concevoir en tant que manifestation de notre expérience du passé (avec lequel nous sommes en paix), et en tant que germe pour le futur auquel nous sommes ouverts. Et non pour demeurer un éternel idiot, piloté et tiraillé par son désir incessant, et bien « présent », d’acheter et de consommer sans arrêt, et sans la pensée !

En somme, le présent est un « passage » entre l’expérience du passé et les semences du futur : or, n’est-ce pas la fête de Pâques qui se dresse tel un flambeau durant la saison du printemps et qui le symbolise ? Et Pâques ne signifie-t-il pas justement « passage » ?

Le printemps est donc une période idéale pour manifester sa créativité, à condition d’avoir préparé le terrain durant l’hiver, en structurant et ordonnant sa pensée.

Et c’est aussi la phase annuelle du « Qui suis-je ? », où l’individu peut apprendre à mieux se connaître… et entrer sur un sentier spirituel.

Alors, respirons à pleins poumons l’air du printemps… et avançons ! Ensuite, nous pénètrerons, sereins, dans la saison de l’été où nous ne nous envolerons pas, mais où nous demeurerons ouverts à l’inspiration estivale qui nous révélera les semences de l’avenir.

 Pierre Lassalle

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