A votre avis, qu’est-ce qui est le plus important : penser et rêver à de belles actions ou les vivre et les incarner ?

On voit l’arbre à ses fruits, n’est-ce pas ?

Pourtant, dans notre société, et surtout dans les pays francophones, nous voyons trop souvent des rêveurs qui se contentent de penser à de beaux projets, sans jamais les réaliser. Quel dommage !

Il est certes essentiel d’avoir une bonne pensée, et nous ne sommes pas francophones pour rien (dans la majorité des pays, il est bien connu que la pensée française est claire, pure, vaste et belle !), mais à quoi sert une belle pensée si elle n’est pas agie ?

Or, voilà le problème majeur de notre temps : nous pensons le bien, mais nous agissons n’importe quoi !

Saint-Paul, ce précurseur de l’homme moderne, l’exprimait déjà en confiant que dans sa tête il voyait le bien qu’il voulait agir, mais que ses membres, sa volonté, agissait le mal, ou tout autre chose que ce qu’il avait décidé dans sa pensée.

De nos jours, la division est devenue le mode de vie normal de l’être humain post-moderne, englué dans la matrice, vivant exclusivement pour le Marché, et ne s’intéressant qu’à lui-même (et éventuellement à sa famille !).

Et souvent, ces gens se plaignent que Dieu ne fait rien pour les sauver de tous les problèmes qui existent dans le monde… ne se rendant même pas compte que ce sont EUX qui les génèrent !

Eh oui, il est facile d’imaginer la vie en rose dans sa bulle de rêve, alimentée par la technologie virtuelle, et de ne pas vouloir voir en face ce que l’on agit vraiment, avec les conséquences de nos actes.

Le plus souvent, nous n’agissons pas vraiment ou pas du tout ce que nous avions pensé !

Pourquoi ? Bah, parce que c’est difficile… et puis, on est bien obligé de gagner du fric pour nourrir sa famille… et puis, on est bien obligé d’obéir à la matrice (la société) … et, puis, tout seul dans son coin, on n’y peut rien, etc. L’être humain lâche et paresseux est doué pour se trouver des excuses pour ne rien faire, et ne jamais regarder les problèmes en face !

En résumé, l’individu contemporain est extrêmement divisé : il a sa pensée d’un côté, dans laquelle il vit comme dans une bulle, et sa volonté de l’autre côté, c’est-à-dire ses membres, qui agissent de manière automatique ou impulsive. Et très souvent, c’est l’obligation de gagner de l’argent qui justifie ses actions plus ou moins égoïstes, voire carrément crapuleuses !

Avec sa pensée, il peut vous partager ses grands idéaux, son éthique, ses buts fraternels, et puis, quand vous le regardez agir, vous découvrez qu’il se renie et agit tout le contraire !

Je me suis souvent demandé comment les scientifiques vivisecteurs, qui sacrifient chaque année des centaines de millions d’animaux, peuvent justifier leurs crimes, alors que de nombreuses thèses scientifiques ont déjà démontré que ce travail n’apportait absolument rien de positif à la médecine ?

Je me suis demandé également, comment les scientifiques qui inventent des pesticides ultra destructeurs pour la Nature (comme récemment le Dicamba qui a la capacité de détruire toutes les plantes non OGM !), peuvent dormir tranquilles, alors qu’ils contribuent largement à la destruction de la Nature ?

La seule manière de justifier ces horreurs est d’être à ce point divisé intérieurement que : « je vis dans une pensée où tout va bien, et je fais semblant de ne pas savoir ce que j’agis avec mes membres ! Et, de toute façon, je n’en suis pas responsable ! » Oups !

Quelle est la solution ? L’harmonie !

L’harmonie est un Idéal, donc une force très élevée, mais qu’il est possible, malgré tout, d’incarner au moins partiellement dans certaines sphères de sa vie.

L’harmonie fonctionne sur un principe totalement opposé à celui de la division. En effet, alors que les forces de division séparent et mettent tout en cases, empêchant ainsi toute prise de conscience et toute forme d’éthique responsable, l’harmonie rassemble des éléments disparates, afin de créer une synthèse sage, responsable et éthique qui favorise la conscience de soi et d’autrui, générant la présence d’esprit. L’étymologie du mot « harmonie » signifie « assemblage ». Nous le retrouvons dans la musique, car c’est un bel « assemblage » de notes qui crée une symphonie.

Au lieu d’être tellement divisé que l’individu n’existe plus que partiellement et s’aliène lui-même au travers d’actions coupées de sa pensée (principe schizophrénique !), l’humain cultivant l’harmonie « se retrouve » intérieurement, alignant sa pensée et sa volonté (force d’action) ou sa tête et ses membres, ce qui génère l’ouverture du cœur (le troisième pôle se réveillant toujours quand les deux premiers s’alignent).

L’harmonie n’est pas si difficile à développer en soi, car elle consiste simplement en l’acceptation de voir « le mal en face », c’est-à-dire nos défauts ou nos manques, ainsi que nos excès, afin de nous améliorer en associant nos forces de pensée à nos forces volontaires : il s’agit de recréer l’unité ou l’intégrité perdue. Ces efforts de sincérité mènent toujours à l’ouverture du cœur. En revanche, le principe de la division et de l’éclatement de la personnalité ferme toujours le cœur.

Notre mode de vie actuel, et encore plus depuis quelques années, tend à pousser l’humain vers l’analyse, la mise en cases, l’isolement, l’égocentrisme, d’où cette division.

L’harmonie réclame, a contrario, la synthèse, l’union, l’éthique, la solidarité, la fraternité, etc.

Finalement, ce sont deux modes de vie qui s’opposent. Et, nous ne pouvons choisir l’harmonie qu’en toute conscience, avec de libres efforts. La division quant à elle n’a pas besoin d’être choisie, il suffit de se laisser aller…

Alors, prêt pour un vrai choix de vie ?

Prêt pour vous ranger aux côtés de l’harmonie ?

Pierre Lassalle

__________________________________

Pour expérimenter l’Harmonie, ne manquez pas la sortie au printemps 2018 du Livret CD :
Harmonisation vitale” aux Éditions Terre de Lumière

Email This Page