Le karma est une loi de justice divine. Il n’est ni positif ni négatif en soi.

Tous les actes erronés, entraînant des préjudices à autrui, génèreront un karma auquel nous devrons, tôt ou tard, nous confronter.

Le mot « karma » provient du sanskrit kárman (« action, travail »), de la racine verbale kṛ  (« faire, agir, créer »). Dans les Evangiles et autres textes sacrés, on le retrouve aussi sous le terme « œuvre ».

Il y a karma lorsque l’individu provoque inconsciemment une réaction et qu’il a perdu conscience de la cause lorsque l’effet se produit.

Le karma et l’entre-deux vies

Une fois notre vie achevée, nous reverrons notre vie à l’envers dans la sphère (spirituelle et invisible) de la Lune et nous nous engagerons à régler une part de notre karma durant notre vie future. Ce karma sera ensuite élaboré durant notre entre-deux vies par des entités très élevées du monde spirituel, connues sous le nom de « Seigneurs du Karma ». Il en sera de même des actes de bonté dont nous aurons fait preuve, qui seront également élaborés pendant notre entre-deux vies dans les sphères supérieures au Soleil.

Lorsque nous nous réincarnerons, nous nous retrouverons face à notre karma, et c’est à notre Ange gardien que sera confiée notre destinée, afin que notre karma se manifeste au mieux de nos intérêts spirituels et au bon moment.

Nous intéresser à notre karma revient à nous poser ces questions : « Pourquoi ai-je vécu mes relations ainsi ? » – « Pourquoi ai-je vécu ces épreuves plutôt que d’autres ? » – « Pourquoi ai-je ces dons ou capacités plutôt que d’autres ? »

Le karma repose sur la responsabilité

Étymologiquement, être responsable signifie : répondre à un engagement solennellement pris. L’engagement solennel est celui pris pendant l’entre-deux vies. Nous nous sommes alors engagés à compenser une part de notre karma négatif. Seulement, nous ne nous en souvenons plus (et nous n’avons peut-être pas envie de nous en souvenir !)

L’irresponsabilité découle de la coupure avec le monde spirituel et de l’ignorance à son sujet. Cependant, les expériences de la vie nous apprennent à devenir responsables ! Si nous le voulons…

La sagesse cosmique fixe même l’âge à partir duquel l’être humain doit commencer à cultiver la responsabilité : vers 29/30 ans (le premier retour de Saturne pour les astrologues, ou la cinquième septaine en Biosophie).

En réalité, une fois que nous sommes incarnés, l’oubli doit être remplacé par l’expérience de la vie, qui se construit sur l’aptitude à tirer des leçons de nos épreuves (ce qui nous apporte du discernement).

En somme, nous n’avons pas besoin d’attendre l’entre-deux-vies pour accepter d’apprendre de nos fautes ! Celles-ci doivent être vues, non pas comme des erreurs, mais comme des expériences qui nous font grandir et dont nous devons tirer des leçons.

Ainsi, accepter la responsabilité de notre karma est la première marche vers la transformation de celui-ci. Après avoir tiré des leçons de l’expérience en question, on pourra compenser le karma. La compensation consiste à une transformation du mal en bien, à un transfert ou une transmutation d’énergie. Pour réaliser cela, la pratique du Pardon est essentielle.

Repérer l’action du karma

Lorsque nous vivons un événement ou une relation conflictuelle, le karma qui agit est en rapport avec un événement antérieur (la cause karmique est dans notre passé). Les rétrospectives peuvent aider à dénicher les traces du karma.

On peut considérer que le karma fonctionne ainsi :

  • Une cause (événement) engendre un effet quelques temps plus tard (autre événement en relation avec le premier) qui, lui-même, engendrera une autre cause (semblable à la première ou différente si l’individu a fait un effort pour se transformer).

En fait, quand nous vivons un événement, nous pouvons le considérer comme un effet du karma et, en même temps, comme le centre entre deux causes : celle du passé et celle que nous sommes appelés à modifier dans le futur.

Retrouver la cause dans le passé permet d’assumer la responsabilité de l’événement du présent et d’en tirer des leçons. Ensuite, cela nous permettra de préparer la future cause, qui orientera différemment notre destinée, plutôt que de reproduire la même cause et de tourner en rond !

Afin de repérer les causes du passé, on peut étudier les cycles suivants :

  • Celui de sept ans environ (cycles de Saturne, d’Uranus et de la Lune progressée : voir la Biosophie).
  • Celui de neuf ans environ (cycles des nœuds lunaires, de la Lune noire et de la numérologie).
  • Celui de cinq ans environ pour l’évolution en couple ou en groupe.

Exemples de Karma

Voyons quelques exemples de karma, soit sur la même vie, soit sur les vies suivantes.

En début de vie, nous pouvons adopter à l’égard d’autrui l’un des deux comportements suivants avec les conséquences qui suivent :

  • Comportement exalté (appelé aussi « luciférien »): envie, jalousie et superficialité (prendre tout à la légère, ne pas se prendre la tête !). C’est nier l’individualité d’autrui. Ce comportement nous prive de l’individualisation de notre volonté. En fin de vie, nous serons dépendants d’autrui et nous vivrons dans l’insécurité et l’indécision. Nous nous réincarnerons avec une faiblesse physique (corps chétif). Si nous avons de la chance, nous rencontrerons un pédagogue qui nous apprendra les règles du pardon pour nous guérir.
  • Comportement rigidifiant (appelé aussi « ahrimanien »): erreur, mensonge et critique ou jugement négatif. C’est nier la vérité que nous devrions partager avec autrui. Ce comportement nous prive de l’universalisation de la pensée. En fin de vie, nous serons méfiants et incapables de croiser le regard d’autrui. Nous nous réincarnerons avec une déficience mentale. Si nous avons de la chance, nous rencontrerons un pédagogue qui nous lira des contes emplis de sagesse, pour nous relier aux vérités du monde spirituel.

Généralement, le type de karma présenté ci-dessus et commençant à se manifester dans la même vie, fonctionne sur la base du cycle de Saturne : il commence donc à se manifester environ trente ans après les premières erreurs.

On peut également considérer un karma qui se manifeste sur une plus longue durée. En principe, il faut trois vies pour qu’un karma important se manifeste pleinement (ou pour qu’il se résolve totalement) :

  1. Durant la première vie, la personne adopte un comportement injuste vis-à-vis d’autrui (critique ou manipulation, par exemple).
  2. Durant la deuxième vie, elle aura un trait de caractère négatif qui résultera de son comportement précédent (l’avarice, par exemple) et le monde extérieur la fera souffrir (accident, pertes diverses, par exemple).
  3. Durant la troisième vie, cette même personne sera stupide.

Notez que les calomnies et la haine génèrent un karma « rapide », qui se manifeste d’une septaine à l’autre (en moyenne au bout de sept ans !), et qui attaque le corps physique.

Voyons un autre exemple :

  1. Durant la première vie, une personne agit par devoir et obligation, se reniant par faiblesse et lâcheté.
  2. Durant sa deuxième vie, elle recevra beaucoup d’indifférence à son égard des gens qu’elle rencontrera (comme si on la considérait insignifiante).
  3. Durant sa troisième vie, elle sera incapable de trouver un but à sa vie, de prendre une direction ou une décision capitale pour son existence.

Finissons par un bel exemple :

  1. Durant la première vie, une personne fait preuve de compassion et/ou de service vis-à-vis d’autrui.
  2. Durant sa deuxième vie, elle rencontre de nombreuses personnes qui lui apportent beaucoup de joie. Elle bénéficie d’un don artistique (ou autre).
  3. Durant sa troisième vie, elle disposera d’un cœur ouvert et aimant lui permettant une excellente compréhension des autres et du monde (bribes d’inspiration), et lui permettant de réaliser une belle évolution spirituelle.

Le signe de la Balance, la Vertu de la Justice et le Karma

En astrologie, nous trouvons le signe de la Balance qui fut « inventé » par Jules César, lorsque ce dernier découvrit le Zodiaque de Dendérah (Egypte) que lui montra la reine Cléopâtre VII où le fameux signe de la Plume lui posa question. Au lieu d’ajouter au Zodiaque le signe de la Plume, Jules César préféra un symbole plus concret (les mauvaises langues diront plus matérialiste !) avec l’ustensile de la balance, chargée de peser les âmes, afin d’évaluer leur karma. Lors de cette délicate opération, réalisée par Michaël « l’Archange du signe de la Balance », une plume est déposée dans un plateau et notre karma dans l’autre plateau (qui a dit « Aïe ! » ?). Si le fléau de la balance demeure au centre, nous allons directement au Soleil ! (Sphère spirituelle et invisible)

Chaque année, l’automne débute par l’entrée du Soleil dans le signe de la Balance et c’est le moment de voir à quel point nous ressemblons à Dieu : « Qui est comme Dieu ? » lance Michaël, du haut des Cieux ! Notre karma est donc « pesé » chaque automne – à voir si ceci est une bomme ou mauvaise nouvelle !? – pendant que le Soleil traverse le signe de la Balance.

Le signe de la Balance est aussi l’hôte de la Vertu de la Justice (appelée aussi Équité ou Équanimité), et devenue récemment la Biosophie.

La Vertu de la Justice consiste à donner à chacun selon ses mérites. Nous retrouvons ici le principe du karma : nous récoltons ce que nous semons, comme le disait l’Apôtre Paul. En vérité, la Justice est cette bienveillance divine qui conserve la mémoire de ce qui nous revient de droit, et nous permet ainsi d’évoluer à l’infini !

Tout ce qui nous arrive est juste dans le sens de la Vertu de la Justice et de celle du karma !

Pierre Lassalle

 

 

N.B. : Pour mieux comprendre la sagesse de sa destinée (la Biosophie), cf. Maîtrisez votre Destinée par les cycles de sept ans de Pierre Lassalle