Depuis quelques années, la société matérialiste ou matrice pousse les individus à lâcher leur vie privée. Sous de fallacieux prétextes comme le terrorisme, le vol ou l’espionnage, et toujours la sécurité, les gens anormalement « normaux » se voient convaincre qu’ils doivent offrir leur vie privée à ceux qui les « protègent » ou « s’occupent » d’eux ! Ensuite, ces personnes naïves crient, à qui veut bien l’entendre : « Pourquoi j’aurais une vie privée, puisque je n’ai rien à cacher ? ». Sans s’en rendre compte, elles répètent ce que certains « chefs » de la matrice leur ont « ordonné » de dire en leur lavant le cerveau par l’intermédiaire des mass médias, il y a quelques années !

Pour rester « gentil », je dirais que cette société qui nous pousse à abandonner notre vie privée ne sait pas comment fonctionne l’être humain.

Alors, voici quelques arguments pour apporter de la lumière à ceux qui n’ont pas encore compris qu’ils se faisaient manipuler.

L’être humain dispose de certains outils pour s’exprimer dans ce monde : la pensée, le sentiment et la volonté. Nous laisserons de côté le sentiment pour cette fois.

La pensée est l’outil qu’utilise l’esprit humain incarné, que nous appelons le « Je », pour réfléchir sur ce qu’il expérimente dans sa vie, ainsi que pour étudier, apprendre, tirer des leçons de son existence, mémoriser, raisonner, comprendre qui il est (le « Qui suis-je ? »), etc.

La pensée est son principal outil intérieur. Personne ne peut savoir ce que vous pensez, car les pensées, bien qu’elles existent réellement, demeurent invisibles. L’ensemble de nos pensées constitue notre « jardin secret » ou notre vie intérieure ou encore… notre vie privée !

Ainsi, notre vie privée est secrète et sacrée, ainsi que tout ce qui peut en découler dans le monde.

La volonté est l’outil qu’utilise l’esprit humain ou le « Je » pour agir dans le monde : c’est sa force d’action, ses impulsions à passer à l’action et manifester dans le monde (pour toutes sortes de raisons bonnes ou mauvaises). Nos actes se voient. Contrairement à la pensée, les actes émanant de notre volonté apparaissent dans le monde (à moins de vivre seul et d’agir alors que personne ne vous voit… malgré tout, le résultat de vos actes pourrait se voir dès qu’une personne viendrait chez vous !).

La volonté est donc l’outil de notre vie extérieure, de nos actions dans le monde pour exister, créer, donner ou prendre, tendre la main ou en mordre une, agir avec autrui, etc.

Notre volonté correspond donc à notre vie publique.

Revenons à notre dualité ou complémentarité entre la vie privée et la vie publique.

Si nous n’avions qu’une vie publique, cela révèlerait que nous sommes uniquement un être d’action ou volontaire, sans pensée, agissant donc sur « pilotage automatique », c’est-à-dire un individu très matérialiste. Un tel être, ne pensant pas ou presque pas, n’aurait aucune idée de qui il est, ni de ce qu’il fait sur cette Terre ! Son existence ne serait qu’extérieure. A l’intérieur de lui-même il se sentirait « vide », il aurait l’impression qu’il a un « trou » dans le cœur, et il éprouverait de grandes difficultés à entrer en relation avec autrui. Il pourrait alors avoir tendance à se cacher derrière l’écran de son ordinateur, et ne communiquer que par Internet et les réseaux (soi-disant) sociaux. Un tel individu se trouverait sur le chemin de la « zombitude », et perdrait, petit à petit, son humanité.

Est-ce grave, docteur ?

Alors, cher lecteur, perdre sa vie privée n’est pas anodin, car cela signifie perdre sa faculté de penser, à savoir perdre son identité, son originalité, afin de se retrouver tel un numéro, anonyme dans un troupeau en route vers l’abattoir ou la « zombitude » ! Beurk !

Bien évidemment, l’être humain a autant besoin de sa pensée et sa vie privée que de sa volonté et sa vie publique. Ce n’est qu’ainsi qu’il trouve un équilibre et qu’il peut entrer sereinement en relation avec autrui, grâce à son troisième outil, le sentiment (eh bien, le voilà finalement !).

Nous vous laissons y réfléchir… car vous avez le libre choix de conserver votre vie privée !

Pierre Lassalle

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