Nous sommes les abeilles de l’Univers.
Nous butinons éperdument le miel du visible pour
l’accumuler dans la grande ruche d’or de l’invisible.
Rainer Maria Rilke

Constater la gravité de la situation des abeilles et toutes les conséquences qui en découlent, peut générer en soi une forme de désespérance, n’est-ce pas ? (voir l’article d’André Fortier pour un état des lieux)

Si on n’est pas biologiste, apiculteur,  agriculteur,  politicien, scientifique ou écologiste, les solutions peuvent paraître inaccessibles. J’ai ressenti pour ma part, une sorte d’impuissance face à l’ampleur de la tâche, avec deux options en perspective: comme c’est perdu d’avance, je ne fais rien et la culpabilité m’envahit, ou je remets mon pouvoir entre les mains d’organismes jugés compétents dans l’espoir qu’ils me « sauvent » de la situation.

Après réflexion, je préfère opter pour une troisième solution, plus à ma portée, sur laquelle j’ai un certain pouvoir et qui peut avoir des effets bénéfiques immédiats sur mon environnement et ma paix intérieure.

J’aimerais vous partager différentes possibilités que j’ai « butinées » ici et là, ou que j’ai pu expérimenter. Il y en a plein d’autres que je ne connais pas encore et j’espère que ceci sera le point de départ d’une longue liste de solutions possibles, afin que les ruches redeviennent des ateliers bourdonnants de vie…

Ce ne sont pas nécessairement des solutions dites écologiques car ces dernières sont bien connues et on peut les trouver facilement. Vous constaterez que celles proposées sont somme toute, assez simples, au point qu’on peut être tenté à banaliser leur impact. Et pourtant !!! Cela me rappelle d’ailleurs les mots d’un Sage, que j’ai eu la chance de rencontrer, et qui disait grosso modo : « Les solutions sont très simples, mais elles ne sont pas faciles, parce qu’elles demandent des efforts ».  Je trouve cela très juste et l’ai constaté tellement souvent au cours des ans!

Finalement, les effets de ces solutions sur les abeilles ne seront pas forcément visibles tout de suite, mais chose certaine, on risque de se sentir déjà mieux juste à les appliquer. Et comme nous faisons tous partie intégrante de la nature, cela devrait avoir un impact immédiat sur elle.

Lectures inspirantes

J’ai demandé à l’apiculteur Mathieu Quévreux des références de livres présentant autrement les enjeux reliés à l’abeille, et voici ses propositions :

  • Entretient sur les abeilles, de Rudolph Steiner, livre datant de quelques années mais qui contient des informations capitales et spirituelles pour connaitre l’abeille
  • Le sang des fleurs, de l’anthropologue Gilles Tétart
  • Abeille, conduite et soins, de Mathias K. Thun, éd. Triade, ouvrage sur la biodynamie, intéressant surtout pour les apiculteurs, notamment pour l’élevage en fonction des planètes.

Mon livre « chouchou » parce qu’il offre plein de solutions originales et concrètes pour aider la Nature de façon globale, est « Natura ou les Secrets du Livre de la Nature », de Pierre Lassalle. Ce livre aide à saisir à quel point nous sommes liés à la nature et l’importance d’harmoniser sa vie au rythme de celle-ci. Les solutions y abondent, ainsi que des références à d’autres auteurs forts intéressants.

Certains ouvrages à caractère davantage « botanique » se concentrent sur la façon de créer un jardin accueillant pour les abeilles. On les trouve facilement sur internet ou en librairies. Ex : Attirer la faune au jardin – insectes bénéfiques, papillons, grenouilles et oiseaux dans votre cour, de Albert Mondor et Daniel Gingras aux Éditions de l’Homme.

L’abeille et l’élément feu

L’abeille est un petit être relié à l’élément feu et en ce sens, elle nous renvoie à la bonne santé de cet élément dans notre vie. Est-ce que mes besoins intérieurs en lien avec cet élément sont comblés ? Si oui, j’aide possiblement par ricochet les êtres de cet élément, sinon, je risque de les affaiblir. J’apprécie vraiment travailler de cette façon avec les éléments quand la nature m’envoie des signaux sur ses éléments en souffrance (ici les abeilles). Je vous propose quelques questions pouvant aider à déterminer si vos besoins pour cet élément sont satisfaits :

  • Suis-je enflammé pour quelque chose dans ma vie ? Est-ce que je lui donne assez de place dans mon emploi du temps ?
  • Suis-je créateur ? À l’image de l’abeille, ai-je aussi un « miel » à offrir au monde ?
  • Suis-je l’auteur de ma vie ou ai-je plein d’autorités autour de ma table de décision qui décident à ma place (famille, éducation, société, employeur, argent…) ?
  • Ai-je le courage d’être moi-même et de vivre ma vie comme une grande aventure ?

On peut également faire de joyeuses célébrations sur la thématique du feu (ou en hommage au feu) et en profiter pour offrir nos différents efforts accomplis pour transformer notre vie!

S’intéresser aux abeilles

  1. Il a été démontré à maintes reprises que le fait de s’intéresser sincèrement à quelqu’un ou à quelque chose peut aider à son mieux-être et à son épanouissement. Appliquons cette simple médecine à l’abeille, en s’intéressant à elle et à tout ce qu’elle représente autant de façon visible, qu’invisible et symbolique (voir l’article de Solange Tripon sur cette page qui propose différentes solutions à cet égard). Je pense qu’il est essentiel de s’évertuer à voir l’abeille forte et bien vivante, afin de contrer toutes les pensées de mort qui lui sont projetées.
  2. Parlons de l’abeille aux jeunes et aux moins jeunes et encourageons-les à développer un regard d’émerveillement et de la gratitude face à elle et aux cadeaux qu’elle nous offre.
  3. Plantons des fleurs partout, partout pour l’aider dans sa mission de pollinisation et de création du miel.

Revoir son mode de vie

Qu’est-ce qui encourage la mort des abeilles dans mon mode de vie ?

  • Les pesticides: conscientiser l’importance de manger bio et encourager la culture biologique (découvrez cet apiculteur )
  • Les antennes relais qui court-circuitent le sens de l’orientation des abeilles : se questionner sur les dangers d’utiliser des téléphones portables et des fours micro-ondes dans sa propre vie.  Et l’utilisation du GPS me fait-elle perdre mon propre sens de l’orientation? Ai-je fait une vraie investigation à ce propos? 

Garder un contact régulier avec la Nature

J’ai expérimenté maintes fois qu’aller régulièrement en nature est essentiel pour mon bien-être et mon équilibre, mais il y a plus que ça. Quand j’y suis, mon cœur s’ouvre comme une fleur et je ressens la grandeur de mon amour pour la nature, et à quel point je veux la protéger. D’être en contact direct avec la nature réveille le meilleur en moi… comme nulle autre, elle a le don de me rappeler que je suis un être de bonté… et c’est notamment envers elle et tous ses “petits” que cette bonté veut s’exprimer… 

Longue vie aux abeilles !

Marie Claude Bergeron