Dans l’Antiquité et jusqu’au début du 20ème siècle, le travail était considéré comme une activité réservée aux esclaves ! Puis, les Américains sont arrivés et ont décrété que le travail était le plus grand idéal de l’être humain. Et bien sûr qu’il fallait travailler pour gagner un maximum d’argent pour nourrir sa famille. Hum !

La réalité est que notre société matérialiste et ultralibérale a tué tous les idéaux qui faisaient la grandeur de l’humain et les a remplacés par le travail… obligatoire ! Pourquoi ? Tout simplement parce qu’en passant la majeure partie de votre temps à travailler, c’est-à-dire à gagner de l’argent, et le reste de votre temps à le dépenser, vous devenez l’esclave des banques (vous savez, le crédit !).

Ainsi, l’être humain est passé du travail pour les esclaves à l’esclavage du travail obligatoire ! Aucune de ces deux visions n’est bonne pour lui.

Mais, il existe une troisième option, une solution : c’est le travail créateur.

En effet, nous pouvons être un créateur de travail plutôt qu’être esclave d’un travail obligatoire (en fait, esclave des banques à cause du crédit… d’ailleurs, si les femmes ont été poussées à travailler c’est, non pas pour devenir des « femmes libérées », mais pour se retrouver comme les hommes, esclaves des banques, sinon la moitié de la population leur échappait !).

Ainsi, le travail devrait être considéré pour ce qu’il est réellement : un moyen pour l’être humain de manifester qui il est (capacités, dons, facultés, créativité, etc.). Le travail est le meilleur moyen de révéler notre valeur.

C’est aussi une possibilité de prendre conscience du bien que l’on porte en soi. En effet, nous ne prenons conscience du Bien qu’en l’agissant.

Tout individu devrait chercher quel est son travail idéal (que l’on peut appeler également « créativité », au sens large du terme). Pour cela, il doit se connaître un minimum, connaître ses facultés, capacités, dons, connaissances, ses forces et faiblesses, etc.

Ensuite, il trouve un travail qui lui correspond le plus possible : soit c’est un métier qui existe déjà, soit il crée partiellement ou entièrement son propre travail.

S’il pratique un métier déjà connu, il est certain qu’il lui imprimera son essence, son esprit et qu’il le modifiera, le fera évoluer, en somme, il le transformera à son image. C’est d’ailleurs ce qui montre que vous effectuez un vrai travail créateur. Les gens qui sont dans un travail obligatoire, ne le transformeront jamais !

Ainsi, quel que soit le travail que vous pratiquerez, vous y serez créateur et il vous permettra de vous révéler.

N’avez-vous jamais rencontré une personne qui vit son travail à 300% et qui est rayonnante et créative ? N’avez-vous pas eu alors l’impression que cette personne était à sa vraie place dans ce monde et qu’elle s’y épanouissait ? C’est le but !

Si vous ne vous épanouissez pas dans votre travail et si vous n’y êtes pas créateur, alors fuyez ! Sinon, vous êtes en train de vous gâcher dans un travail obligatoire.

Finalement, lorsque vous vivez un vrai travail ou une créativité qui vous permet d’évoluer et de rayonner, vous n’avez plus l’impression de travailler. En fait, vous êtes sorti de la prison « travail obligatoire/loisirs » dans laquelle se morfondent la plupart des gens. Vous, vous ne travaillez plus : vous jouez avec la vie !

Et pour l’argent ?

Plutôt que d’effectuer un travail obligatoire pour gagner de l’argent (et être un parfait consommateur !), vous gagnerez de l’argent afin de poursuivre votre travail créateur. C’est nécessaire de remettre les choses dans le bon sens. Il est normal que vous gagniez de l’argent, car cela vous permet de continuer votre travail créateur… mais, l’essentiel est votre activité créatrice, et non l’argent qui ne doit jamais être un but en soi (sinon, vous vous vendrez au plus offrant… et perdrez votre humanité !).

En définitive, qu’est-ce qu’un travail ou une activité créatrice libre ?

C’est l’esprit humain qui se manifeste au travers d’une créativité qui lui reflète une part de lui-même. Grâce à son action, cet humain prend conscience du vrai bien qu’il porte en lui, et qu’il manifeste alors. De ce fait, il participe à l’évolution de l’humanité et à bâtir le futur.

Pierre Lassalle

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