L’historique de la Matrice (1ère partie)

Sommaire

Comment la matrice est-elle née ?

Edward Bernays ou l’art de manipuler les masses

Création de la politique moderne

American way of life et “Touvabiénie”

 

 

Le texte qui suit est la transcription d’une conférence privée donnée par Pierre Lassalle à un petit groupe de lecteurs.
Même si ce texte est accessible au plus large public, ressentant le besoin de se déniaiser, il faut préciser la chose suivante : les personnes ayant assisté à cette conférence privée connaissaient les enseignements de base donnés par Pierre Lassalle dans ses livres. Il serait donc préférable de lire, au minimum, l’ouvrage La Vie Spirituelle de cet auteur (aux éditions Terre de Lumière) pour acquérir les bases de son enseignement, ce qui aiderait à la compréhension de l’exposé ci-dessous.
De même la lecture de l’ouvrage Artémis & Apollon, de Céline & Pierre Lassalle (même éditeur) est hautement recommandée, en tant que livre apportant des solutions concrètes à ce qui est exposé ci-dessous.

Transcription d’une conférence (novembre 2012)

Comment la matrice est-elle née ?

Elle est née principalement dans les années vingt (du 20ème siècle), et elle s’est ensuite développée, dans les années trente, et après dans les années cinquante et soixante, et puis encore, récemment. Il y a eu comme cela plusieurs étapes. 

Au début du 20ème siècle, c’était le début de la production de masse.

Il faut savoir que le tout début de l’origine, c’est 1917. Et avant ça, on peut dire que ça n’existait pas vraiment : avant ça, l’être humain travaillait pour gagner de l’argent afin de satisfaire ses besoins. Tout l’argent qu’il gagnait c’était juste pour acheter des choses dont il avait impérativement besoin, pour la nourriture, les produits pour sa maison, l’habillement, enfin, que des choses dont il avait besoin.

Et puis, quand par exemple, un marchand voulait vendre son produit – la publicité existait déjà – il disait : – « Ben voilà, j’ai créé un produit de telle et telle manière, il a la capacité de faire ci et ça, en vous y prenant comme ci et comme ça, alors ça vous apportera tel et tel résultat. » Et point ! C’était vrai. Il avait créé son produit pour obtenir un certain but pour les gens et il le disait carrément : – « On peut faire ça avec ce produit. »

Et il se disait : – « Les gens ont du bon sens comme moi, donc avec le simple bon sens, ils vont comprendre que ce que je dis c’est vrai et ils pourront tester mon produit – de toute façon c’est vrai qu’il fait ça – et forcément, ils l’achèteront ! »

De même, en politique, pour se faire élire, les gens disaient leur programme ; ils avaient envie de faire des choses pour leur pays, donc ils annonçaient ce qu’ils voulaient atteindre comme but puis ils se disaient : – « Ben, avec le simple bon sens, les gens vont comprendre que ce que je dis c’est ce que j’ai vraiment envie de faire et, si ce que j’ai envie de faire les intéresse et qu’ils ont envie de le faire avec moi, eh bien, ils voteront pour moi ! ». 

C’était simple, c’était direct, c’était normal.

Ça, c’était avant la première guerre mondiale (pour simplifier).

Bien sûr, il existait déjà certaines formes de propagandes, des publicités et autres tentatives d’influences… mais elles demeuraient « primitives » voire naïves, et non systématiquement organisées, comme la propagande qui est née à la fin de la première guerre mondiale.

Donc, de ce point de vue-là, on peut dire qu’il n’y avait pas encore vraiment de « matrice », c’est-à-dire de système organisé de manipulation des masses. Même s’il y avait des choses qui se préparaient depuis longtemps, c’est-à-dire depuis le XIXème siècle (car des informations avaient filtré, dont une carte de l’Europe qui montrait l’Europe telle qu’elle serait après les guerres mondiales,… donc bien avant qu’elles n’aient lieu). Ainsi, il y avait des projets dans l’ombre, qui préparaient déjà bien à l’avance (XIXème s.), ce que le XXème siècle devait devenir.

Et c’est comme ça, par exemple, que Lénine et Trotski ont été suivre un entraînement en Angleterre pour se préparer à leur coup d’état de 1917, pour prendre le contrôle de ce qui est devenu l’URSS. Et suite à leur entraînement en Angleterre, ils sont allés en Suisse, où là, ils ont rencontré des émissaires américains qui leur ont donné de l’argent pour pouvoir mener leur combat.

Ceci s’est préparé au XIXème siècle en Angleterre (bien avant même la naissance de Lénine et Trotski, je pense), et après, ce sont eux qui ont été choisis pour une expérience de totalitarisme en Russie, pour voir ce que ça allait donner. 

Ensuite, d’autres ont été choisis pour l’expérience du totalitarisme en Allemagne, plus tard, bien sûr. En effet, comment peut-on concevoir que les nazis aient pu exister dans un pays qui était l’Allemagne, et qui, suite à la première guerre mondiale, était effondré et en faillite ?! Comment tout à coup, du jour au lendemain, « clac ! », des nazis disposent de la plus puissante armée du monde, la plus moderne ?! Non, ce n’est pas possible ! On sait depuis, en cherchant à peine, que c’est un émissaire des banquiers américains et européens, qui a rencontré les nazis et leur a donné des dizaines de millions de dollars… à l’époque, dans les années trente ! Donc, ce sont des banques anglo-saxonnes qui ont financé les nazis. Ça, c’est prouvé depuis.

C’était aussi pour créer une expérience de totalitarisme, pour voir ce que ça pouvait donner. Le but étant le contrôle de l’humanité. Mais là, c’étaient des expériences particulières dont la préparation se situe au XIXème siècle.

Le principe même de la matrice est né en 1917, parce que, pendant cette première guerre mondiale, le président américain Woodrow Wilson (élu en 1916) s’est dit : – « Ras le bol de ce fonctionnement, (celui mentionné avant, où tout était plus simple, plus honnête, etc.), moi, je ne peux pas faire ce que je veux ! Si je dis à mon peuple qu’on va aller faire la guerre, ben, il ne veut pas… ! » Notez que sa campagne présidentielle reposait sur la paix ! Et c’est pour cela qu’il avait été élu !

Mais c’est normal : tous les peuples, de par nature, sont pacifiques. L’être humain ce n’est pas un meurtrier de nature. Il ne veut pas aller détruire son prochain. Donc il s’est dit : – « Voilà, ça ne va pas. Moi, avec mon peuple, je veux entrer dans la première guerre mondiale. Je veux aller casser du bois en Europe et mon peuple ne veut pas… »

Donc, qu’est-ce qu’il a fait ?

Il a réuni plein de gens dans le domaine du journalisme, de la publicité, des psys, etc. en leur disant : – « Voilà, débrouillez-vous comme vous voulez, mais je veux rapido des méthodes pour que je puisse manipuler mon peuple comme je veux. »

Et donc, la commission Creel est née, du nom d’un des journalistes qui en faisaient partie et la dirigeait. Il y a des dizaines et des dizaines de personnes qui en ont fait partie. Ils ont même demandé à des gens en poste à l’étranger, des journalistes, notamment. Tout le monde devait faire un brainstorming général et le plus vaste possible, le plus probant possible, le plus génial possible, pour trouver toutes les méthodes possibles et imaginables afin d’influencer les Américains : qu’ils acceptent de faire la guerre, et qu’ils soient sûrs que les Allemands soient les pires pourris de la planète, pour aller leur casser la figure parce que « c’était bien fait pour ces cons-là ! ». Or, au départ, ils n’en avaient absolument aucune envie parce qu’ils étaient pacifiques. Et pourtant, ça a quand même marché très rapidement. Ça a marché !! En six mois, le public américain a complètement changé : ils sont devenus hystériques et germanophobes !

Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, un groupe de gens et le chef d’un pays avaient trouvé le moyen de manipuler les masses, « tac !» comme ça.

Edward Bernays ou l’art de manipuler les masses

De là, sont sorties certaines personnes dont un, particulièrement génial dans son domaine –ce que j’appelle, moi, un « porc à deux pattes », quelqu’un qui est d’une telle misanthropie qu’on ne peut pas lui donner de nom, donc je l’appelle un « porc à deux pattes »,  de ces gens qui sont vraiment ennemis du genre humain et qui sont « salement habités », on pourrait dire – en tous les cas, ce type avait fait partie de la commission Creel, il s’appelait Edward Bernays et, avec ses collègues, en essayant de trouver ces fameuses méthodes pour manipuler les masses, il a trouvé des idées « géniales » pour la création de la matrice. 

Il se faisait que ce type était le neveu de Sigmund Freud. Et, il s’est dit : – « Mais je vais utiliser des méthodes de tonton Sigmund : plonger dans l’inconscient, pour manipuler les désirs des gens, pour générer toutes sortes de désirs aux gens, pour les manipuler avec ça. »

Et il a été le premier à mettre en pratique les méthodes de Freud pour manipuler les masses. Et, à cause de lui, l’Amérique, et bientôt le monde, est passée d’une société de besoin à une « société de désir ». C’est lui, c’est son exploit.

Donc, il y avait avant lui : les gens travaillaient pour leurs besoins, normalement, on va dire. Et après lui : les gens couraient partout comme des fous, ils étaient prêts à faire autant d’heures qu’il fallait pour gagner autant de fric qu’il le faut, à truander, tricher, voler, piller et tuer… tout ce qu’il fallait pour avoir un max de fric et satisfaire tous leurs désirs égoïstes. C’est « grâce à » ce monsieur, Edward Bernays, qui a, pour ça, utilisé la psychanalyse pour manipuler les gens, pour qu’ils aient le plus de désirs possible, qu’ils soient le plus faible possible et le plus manipulable possible. Il a créé plein de méthodes pour ça.

Il est devenu très célèbre aux États-Unis. Il est devenu milliardaire, aussi. Tout le monde se l’arrachait. Les présidents, les gens des grandes compagnies, tout le monde venait le voir en disant : – « Ben voilà, j’ai tel produit, comment je peux faire pour le vendre ? »

Et lui, utilisait tous les moyens possibles et imaginables. Il achetait même des gens pour que ces gens disent : – « Oui ! Ça, c’est génial ! »  … Comme on le fait aujourd’hui !

Il achetait des scientifiques ou des médecins pour leur faire dire : – « Tel produit est génial. C’est vérifié, confirmé. Vous pouvez l’acheter les yeux fermés. C’est fabuleux pour vous ! » 

Et c’était du mensonge.

Aujourd’hui, les téléphones portables, par exemple, ont été vendus comme ça. On a acheté plein de scientifiques qui ont dit : – « Oui ! Il n’y a aucun danger. C’est fabuleux. C’est génial. Vous ne risquez rien. Allez-y les yeux fermés ! » 

C’est du mensonge. C’est devenu courant aujourd’hui. On paie les gens. On paie les scientifiques, les médecins, les stars, pour raconter des choses qui sont du mensonge de A à Z, pour vendre des produits. 

Et c’est lui, Bernays, qui a inventé ça. Il a inventé ce qu’on appelle la « propagande », ce qui dans tous les dictionnaires signifie l’art de manipuler les masses, mais que lui a transformé en « conseil en relations publiques » ! On connaît, aujourd’hui, l’expression « conseiller en relations publiques ». Eh bien, c’est lui qui a inventé ce boulot !

« Conseiller en relations publiques », ça veut dire être quelqu’un qui n’en a rien à faire des autres, et dont le but est de mentir le mieux possible, de voler, tricher, truander, rouler dans la boue, le plus facilement possible, des groupes de gens, des masses, un peuple, etc. 

C’est quelqu’un qui n’a aucune moralité ni respect de l’humain !

Ce sont les gens qui sont recherchés par les marchands et par les politiciens, parce que l’application pratique des méthodes créées par Bernays, surtout, trouvait preneur dans le commerce et la politique. C’est surtout là qu’il a créé des choses très précises.

Et, il a écrit un livre qu’il a appelé « Propaganda » dans lequel il fait sa propre propagande, en même temps. Il se vante pour être encore plus célèbre, encore plus connu. 

C’est dans les années vingt que ce type s’est fait connaître. Et c’est même plus sur la fin des années vingt qu’il a vraiment développé tout son système. 

Il y a, notamment, dans le reportage (cf. vidéo Propaganda sur le site www.pierre-lassalle.org), un cas typique : par exemple, si parmi vous il y a des femmes qui, un jour, ont fumé dans leur vie, eh bien, c’est à lui que vous le devez. C’est lui qui a inventé ça ! Au début, il n’y avait que les hommes qui fumaient. Jamais les femmes ne fumaient. Et c’est lui qui a inventé ça, grâce aux méthodes de Tonton Sigmund : la cigarette, si vous connaissez un peu Freud, je vous laisse facilement deviner comment il a vendu ça… ! Tonton Sigmund c’est la psychologie dans la culotte, et il n’y a que ça, donc c’est facile : l’homme, la femme, la femme, l’homme, la cigarette, « hop !», pas besoin de vous faire un dessin ! Toutes les femmes se sont mises à fumer parce que le principal marchand de tabac était venu voir Bernays, puis lui avait dit : – « Faites quelque chose pour moi. Je ne vends mes cigarettes qu’aux hommes. Je n’ai que 50% du marché, donc faites-moi gagner les autres 50%, c’est-à-dire les femmes. » Eh bien, ce bon Edward les lui a fait gagner, en les roulant dans la farine. 

Il y a des trucs comme ça, des trucs beaucoup plus pourris et des trucs beaucoup plus « rigolos ». Un truc rigolo : vous savez, les Américains, leur petit-déjeuner, ce sont les œufs au bacon. Eh bien, c’est lui qui a inventé ça. Ça, ce n’est pas méchant, c’est rigolo, mais voilà… il a payé plein de médecins qui ont dit aux Américains : – « C’est le petit-déjeuner parfait, équilibré, pour vous.» Et c’est devenu le petit-déjeuner à l’américaine parce que les gens qui étaient derrière ça l’avaient payé pour cette mission-là, et lui, il a payé d’autres gens pour raconter tous les mensonges possibles, imaginables, pour vendre ça !

C’est sûr, ça, ce n’est pas grave. Il en a fait des mille fois pires, puisqu’il a aidé des présidents à manipuler leur peuple !! 

Création de la politique moderne

Notamment, c’est lui et un de ses potes – Walter Lippmann qui était plus branché politique – qui ont créé la politique moderne. 

Avec la démocratie, comme c’était au début, les gens s’adressaient au peuple et disaient ce qu’ils pensaient vraiment et puis le peuple se disait : – « Oui c’est bien. C’est pas bien. Je vote. Je ne vote pas. » Mais eux, ils se sont dits : – « Mais il faut arrêter le massacre. Non ! C’est n’importe quoi, parce qu’à ce moment-là n’importe qui peut être élu ! Le peuple c’est une bande d’imbéciles… Ils sont justes là pour être manipulés comme des veaux. On ne va quand même pas les laisser élire n’importe qui ! Qu’est-ce que c’est que ce délire ! Et tous les gens importants, intelligents, qui ont l’argent, qui ont le pouvoir dans le pays, ils pourraient se faire virer par un imbécile qui serait à la tête du pays ! Non, mais n’importe quoi ! Il faut arrêter le massacre ! »

Donc, ils ont créé la politique qu’on connaît aujourd’hui, c’est-à-dire qu’ils se sont dits : – « Mais non ! À cette bande de veaux, il faut leur proposer, admettons…, deux personnes en leur disant : voilà, ce sont les deux meilleures personnes pour vous. »

Et puis ces personnes-là vont être censées s’entre-déchirer, être de deux bords complètement différents. On le sait très bien, c’est partout pareil, il y a le conservateur et le progressiste : c’est comme ça aux Etats-Unis, c’est comme ça en France avec la gauche (progressiste ou yang) et la droite (conservatiste ou yin). Quand les gens sont plus conservateurs, ils vont voter pour le conservateur. Et puis, quand ils deviennent plus progressistes parce qu’ils en ont marre du conservatisme, ils votent pour le progressiste, et puis voilà ! Il n’est pas question que le peuple soit actif dans les décisions importantes du pays. Le peuple doit seulement être spectateur de tout ce qui se passe dans le pays et qui est important… tout en ayant l’illusion que par son vote il fait bouger le pays et tout ce qui s’y passe. Mais, il est impératif de maintenir le bon peuple dans l’ignorance et l’illusion de la démocratie ! Et c’est devenu comme ça dans tous les pays. Et on finance les deux. Et on forme les deux. 

Et il est un de ceux qui ont promu le gouvernement invisible. Il en parle directement. Il dit que les gens comme lui « doivent se regrouper pour manipuler les masses et former un gouvernement invisible, parce qu’il n’y a que comme ça qu’ils y arriveront et ce sera, eux, le vrai pouvoir. Ce ne sera pas les polichinelles qui sont en place partout !»

Il le dit. C’est écrit noir sur blanc ! On peut se procurer le bouquin partout.

La matrice (ou l’ensemble de ce nouveau système de manipulation à base de propagande) est née comme ça, avec lui, et avec quelques autres personnes, car comme lui devenait une star, rapidement beaucoup de gens l’ont imité. Certains étaient plus orientés commerce, d’autres plus orientés politique et, en quelques années, tous les systèmes ont été gangrenés par cette volonté de manipuler les autres et de leur générer un maximum de désirs, pour qu’ils achètent et soient le plus faibles et le plus manipulables possible.

Ça s’est beaucoup développé dans les années vingt. C’est là que ça a commencé – la deuxième moitié surtout – et puis après jusqu’à la deuxième guerre mondiale, où là, il y a eu cette manipulation par rapport aux nazis et leur financement, etc. 

 

American way of life et “Touvabiénie”

Et puis, il y a eu une autre phase, après la deuxième guerre mondiale, parce que les gens étaient tellement effondrés avec tout ce qui s’était passé, qu’ils étaient faciles à acheter, si je puis dire ; et donc là, s’est mis en place « the american way of life », dans les années 1950. Les années cinquante et les années soixante, c’était la « touvabiénie » qui s’est mise en place. – « Ça y est les guerres sont finies, maintenant on va être relax. Tout va rouler ! »

Tout ce système s’est comme peaufiné, précisé, amélioré, pour que les gens soient vraiment quadrillés de partout, et là… c’est la « touvabiénie » qui est apparue. Mais on sait très bien que la « touvabiénie » ne peut pas vraiment exister, parce que sinon, si on laissait les gens en « touvabiénie », ils en arriveraient à faire n’importe quoi, et donc, on ne peut pas les laisser faire. Il arrive un moment où ils s’évaporent tellement qu’on ne peut plus les saisir et les mener là où on veut (!). Ça ne va pas, donc il faut leur donner un petit côté « touvabiéniste » pour qu’ils rêvent, qu’ils sautent en l’air, qu’ils soient heureux, etc. Mais, il faut aussi, régulièrement, leur faire peur, parce qu’en leur faisant peur, en les insécurisant, ils retombent sur le bon vieux plancher des vaches, et là, on peut mieux les saisir, les manipuler, les mener où l’on veut parce qu’en plus, ça les affaiblit.

 Les deux systèmes se sont donc mis en place ; du coup, pour leur faire peur, ça veut dire qu’il faut constamment des guerres. Des petites guerres. On n’a pas besoin de faire des guerres mondiales, mais il faut qu’il y ait tout le temps des guerres et que les gens se sentent tout le temps menacés.

Si vous faites des guerres tout le temps, et que vous annoncez constamment aux infos à la télé des catastrophes, entrecoupées de pubs « touvabiénistes » sur la satisfaction des désirs égoïstes, que cela va-t-il produire ?   

D’une part, les gens vont se sentir impuissants à régler les problèmes (ils se sentiront tellement dépassés par tout ce qui arrive…), ils vont donc perdre la confiance en eux et, d’autre part, ils vont fuir dans la « touvabiénie » ou le défoulement de la satisfaction des désirs égoïstes, agissant comme des compensations de cette vie cruelle ! Voilà nos consommateurs ferrés, coincés, manipulés par les médias…

C’est un système  de « pensée unique » ou mieux encore de « double-pensée » (selon l’appellation de Georges Orwell dans son roman 1984) qui s’est mis en place et dont voici des exemples (que l’on trouve dans son roman… et dans notre société actuelle): 

*« La guerre c’est la paix ! » Si on veut la paix, il faut forcément faire la guerre. C’est impossible – tout le monde le sait aujourd’hui… ! – on ne peut pas avoir la paix comme ça : il faut faire la guerre d’abord. Et c’est bien souvent le fait de faire la guerre tout le temps qui fait que ça peut nous maintenir forts, nous maintenir en paix. C’est ce que font les Américains : ils le montrent. Rappelez-vous la récente guerre en Irak. C’était la démo de ce principe « La guerre c’est la paix ! ». 

Pourtant, avec un peu de logique, cela paraît impossible : la guerre et la paix sont deux opposés. Eh bien non, vous dira un « double-penseur ». Je veux la paix, donc pour l’obtenir je dois faire la guerre. Bien évidemment, pour obtenir gain de cause, il est obligé de se mentir à lui-même (le principe de base de la pensée unique, ou double-pensée, ou encore pensée libérale libéraliste, est le mensonge à soi-même, ou aussi agir d’une certaine manière pendant que l’on pense son opposé !). 

*« L’ignorance c’est la connaissance ! » Ça paraît également tout aussi illogique ! Pourtant, si on remplace le mot « ignorance » par « information », ça prend tout son sens. Mais pourquoi l’information serait l’ignorance ? Il faut bien comprendre que la connaissance est un accès direct à la réalité ou à la vérité. En revanche, l’information (considérablement développée de nos jours, par l’intermédiaire des médias électroniques : radio, cinéma, télé, ordinateur, Internet, téléphonie, etc.) est obtenue par un média, c’est-à-dire un intermédiaire entre l’individu et la réalité ou vérité. Donc, par définition, c’est impossible d’accéder à la connaissance véritable ou réalité au travers d’un média. Et comme on ne peut pas accéder à la connaissance au travers des médias, on reste donc dans l’ignorance,… malgré le déluge d’informations ! En fait, l’ignorance (ou information) c’est bien la connaissance, puisque c’est devenu ce que la majorité des gens croient. Eh oui, avec les nouvelles technologies de l’information et de la communication (ou médias électroniques), les gens sont persuadés qu’ils savent tout ou que toute la connaissance demeure à leur portée : pourtant c’est une illusion de la double-pensée !

Et sur le principe-même de contrôle de la population, la « matrice » (ou les technocrates matriciens qui la dirigent dans l’ombre) propose un savant mélange avec, dans une part, du « touvabiénisme », pour faire rêver les gens et qu’ils soient « heureux » (cf. l’immense développement de la civilisation des loisirs et divertissements, toujours de plus en plus bêtes !) ; et puis, dans une autre part, de la peur, pour générer l’impuissance, la perte de confiance en soi qui génère la méfiance.

Après, avec la science, on a inventé les histoires de virus qui se sont considérablement développés. C’est vrai qu’ils en ont fabriqués, aussi… Et il y en a même qui se sont échappés parfois. 

Et puis après, le dernier truc en date c’est le terrorisme. On l’a déjà vu. Les Américains finançaient, entraînaient les gens pour qu’ils deviennent des terroristes, pour qu’après, ils viennent les attaquer. 

Dès qu’on crée un pouvoir, il faut aussitôt mettre en place un contre-pouvoir, comme ça tous les gens qui pourraient vouloir se rebeller contre vous, ils ne le feront pas parce qu’ils se diront : – « Il y en a déjà qui le font. Ils sont super organisés. Ils font ça très bien. »

Ça joue sur la paresse et la lâcheté des gens. À chaque fois, qu’on sent que les gens risqueraient de devenir rebelles, « hop !», on renforce le contre-pouvoir : – « Ouais, les gens à la tête, c’est des cons, c’est des salauds, il faut les détruire. On en a marre ! »

Alors, le type devant sa télé dit : – « Oh ouais, ouais, ça, c’est bien. Ouais, je n’ai pas besoin de lever mon « cul » pour le faire aussi. Ils le font déjà. »

Et voilà, c’est comme ça qu’on manipule les gens, parce que les gens qui nous dirigent connaissent très bien les faiblesses humaines. Ils jouent avec.

C’est un principe que l’on pourrait appeler « père Noël/père Fouettard » ! Un coup je t’offre des jouets, à manger et de la sécurité (très importante de nos jours !). Et un coup t’es foutu, perdu, c’est la guerre, la pandémie, les cataclysmes, etc.

Et surtout, n’ayez crainte, on vous surveille !!!

 

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