Il y a vingt-cinq ans, nous avons créé la méditation créatrice. C’est une forme de méditation spécialement adaptée aux Occidentaux que nous sommes, en tenant compte des aptitudes des êtres humains de notre temps.

Cette méthode n’aurait pas pu être enseignée il y a quelques siècles, ou pire il y a quelques millénaires.

Qu’est-ce que la méditation ?

C’est un acte libre et conscient qui consiste à se saisir intérieurement. Pour cela, nous utilisons notre conscience de veille, nous la concentrons, nous entrons à l’intérieur de nous-même, en lâchant le monde extérieur. Puis, nous franchissons un « seuil » qui nous permet d’accéder au monde spirituel.

En effet, la méditation est l’outil qui permet l’accès au monde spirituel, c’est-à-dire le monde d’où nous venons tous, et qui favorise la réponse à la question « D’où viens-je ? ».

Toute technique s’appelant « méditation », mais qui ne permet pas l’accès au monde spirituel est forcément un attrape-nigaud, du « miel » pour les naïfs, ou encore une « récupération » d’une méthode sacrée pour en faire un « truc zen », afin d’être mieux dans sa peau, gagner plus d’argent, se détendre ou mieux respirer !

Eh oui, depuis quelques années, nous avons vu fleurir, dans cette société matérialiste-utilitariste qui ne respecte pas le sacré, des méthodes de soi-disant « méditation » accessibles à tous. En réalité, il ne s’agit que de techniques de relaxation améliorée, où le spirituel est soigneusement rejeté. On vous parle de « mindfulness » avec le label scientifique ou psychologique, ou encore mieux « bouddhiste », alors que « mindfullness » signifie simplement « pleine conscience », c’est-à-dire conscience de veille concentrée, à savoir la première étape de la vraie méditation… et non pas le but !

Bien sûr, dans ces fausses techniques méditatives, enseignées par des gens très matérialistes et très conformes aux diktats de la matrice, on vous enseigne que l’important c’est d’être présent à son corps, car il ne faut surtout pas entrer en soi et lâcher le monde extérieur (restez esclave de la matrice !). Or, la pratique de la méditation a justement pour but de nous aider à lâcher notre corps et le monde matériel qui nous entoure, et nous empêche d’être nous-même.

On vous dit que ce sont les Bouddhistes qui ont inventé la méditation !

C’est bien évidemment faux !

Mon pauvre Bouddha Gautama, que d’imbécilités racontées en ton nom !

Mais, aujourd’hui, dans notre société ultralibérale, il faut être « bouddhiste » pour être « reconnu » en tant que spiritualiste… sans jamais parler de spiritualité, bien évidemment.

De toute façon, étant donné que la spiritualité est amalgamée à la religion, alors qu’elles n’ont pas grand-chose à voir (voir notre article sur ce sujet), nous avons maintenant des scientifiques ou des psychologues athées qui pratiquent la méditation pour être bien dans leur peau !

Nous ne savons pas s’il faut en rire ou en pleurer !

Malheureusement, l’homme de la rue qui cherche une voie d’évolution, mais qui n’a pas suffisamment développé son libre arbitre et son discernement (la société fait d’ailleurs tout son possible pour qu’il en soit ainsi !), s’égare dans ces fausses techniques méditatives, qui ne s’occupent que de son corps… laissant son esprit à l’abandon.

La véritable mission de la méditation consiste à faciliter le lien avec le monde spirituel, afin que l’être humain, en tant qu’esprit, puisse retrouver son Âme céleste ou Moi supérieur.

Or, l’esprit n’est ni les pensées, ni les émotions, mais celui qui doit maîtriser tout ce qui se passe en lui.

La méditation facilite cette maîtrise.

Et l’accès au monde de l’esprit qu’elle favorise apporte également l’inspiration aux artistes.

La méditation véritable n’a rien à voir ni avec la médecine matérialiste, qui ne s’occupe que du corps physique, ni avec la science athée, ni avec la psychologie, ni avec la religion, qui s’occupe principalement de la prière, ni avec le « bouddhisme » matérialiste moderne prôné par les Tibétains, et que l’on devrait appeler le Lamaïsme (car il diffère beaucoup du véritable enseignement du Bouddha Gautama, que l’auteur a pratiqué pendant un temps, comme l’ont démontré des philosophes comme Pascal Bruckner).

La méditation ne sert à rien, et n’apporte rien pour le monde matérialiste et consumériste.

Elle n’est pas non plus un outil religieux. Elle n’appartient pas à ce domaine.

La méditation est un outil pour la culture de l’esprit humain, c’est-à-dire une dimension inconnue de la science, de la psychologie, de la médecine et de la religion.

Elle demande du courage, de l’abnégation, un esprit d’aventurier et du détachement.

Son but n’est pas la conscience attentive du « mindfulness », qui en est le point de départ, mais l’accès à une conscience nouvelle et différente, inconnue de ce monde matérialiste.

C’est la dernière aventure encore possible pour l’être humain de notre temps !

Et comme l’être humain de notre temps est une « poule mouillée », il tente de mettre en case cette méthode qui l’effraie. Il essaie d’en faire une technique bien encadrée, bien limitée et facilement accessible pour tous les intellos postmodernes. Il la désacralise, comme il l’a fait pour tout ce qui était sacré pour l’humain.

Alors, ne nous laissons pas faire !

Même si le méditant est forcément un pacifique jusque dans ses membres, ce n’est pas une raison pour que n’importe qui dise n’importe quoi, et qu’on le croie !

Le seul conseil que nous pouvons vous donner est celui-ci : expérimentez par vous-mêmes la vraie méditation occidentale que nous avons baptisée « créatrice », et vivez la différence avec toutes ses imitations.

Que la Lumière soit !

 

Pierre Lassalle

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