Il existe trois vilenies ou « horreurs » dans notre histoire récente que nous pouvons considérer, d’un point de vue spirituel, comme des crimes commis contre l’humanité.

Tout d’abord, je vous propose de découvrir ces trois vilenies :

1. « L’homme descend du singe. »

Cette première vilenie, qui nous vient de la science matérialiste, est un mensonge. Il se perpétue à cause du travail de sape des scientifiques darwiniens sur l’humanité. Pourquoi être à ce point « contre » cette hypothèse scientifique, se demandera le grand naïf ? Tout simplement parce que cette hypothèse, jamais prouvée (et pourtant, la science se targue de tout vérifier plutôt dix fois qu’une !), et pour cause, dénigre l’être humain, le rabaisse, d’une manière vile et glauque.

Voyons pourquoi : si l’humain adhère à cette hypothèse, se laissant influencer, voire manipuler, par les scientifiques qui, dans ses croyances, ont pris la place des religieux, il ne peut que se sentir faible, insignifiant et incapable d’être créatif. Et pourtant, il suffit d’y réfléchir cinq minutes pour prendre conscience qu’en aucun cas un être supérieur, d’un point de vue évolutif, ne peut « descendre » d’un être très inférieur. Comment un singe qui ne sait ni parler, ni penser, ni se tenir en position verticale comme l’humain, sans compter tout ce qui en découle, pourrait-il « accoucher » d’un humain ? Cela lui aurait demandé d’inconcevables bonds « quantiques » pour en arriver là : or, il n’existe aucune trace de ces formidables bonds que le singe aurait dû accomplir pour réaliser cette prouesse ! De plus, il suffit d’étudier l’embryologie pour le comprendre. La majorité des embryons se ressemble au début de leur développement, et ressemble donc à l’homme. Ensuite, au fur et à mesure de leur développement intra-utérin, tous les embryons animaux s’éloignent, petit à petit, de la forme humaine. La réalité saute alors aux yeux : la forme la plus parfaite est celle de l’humain, et tous les animaux découlent de l’humain. En fait, c’est le singe qui descend de l’homme, de même que tous les animaux ! Tous les animaux partagent le même sort : celui d’êtres qui n’ont pas réussi, lors de la Chute, à conserver la forme humaine, et qui se sont donc éloignés de l’humain, devenant les animaux, c’est-à-dire des êtres « inférieurs », dépendant de l’évolution de l’Homme.

D’ailleurs, une partie de la mission de l’être humain sur cette Terre est de se rédempter, et d’entraîner avec lui tous les animaux, et même la Nature toute entière dans sa remontée vers le divin.

Tout à coup, l’horreur surgit : si l’être humain considère qu’il descend du singe, qu’il n’est donc qu’un animal, alors il se contente de vivre sur ses instincts animaux, et il cultive même une colère de n’être que « cela » ! D’ailleurs, les mêmes forces qui lui ont mis cette idée incohérente dans le crâne, l’incitent à se reposer sur ses instincts et à ne plus penser. – Vous voulez dire à se comporter en animal ? Oui, je l’ai dit !

L’être humain n’est pas un animal, c’est un esprit divin qui est descendu sur la Terre pour apprendre et évoluer. Ce n’est pas parce qu’il s’est revêtu, pour accomplir au mieux sa mission, d’un corps de chair ressemblant à celui des animaux (bien que nettement plus perfectionné !) qu’il faut le juger à son « vêtement » : c’est un peu primaire comme raisonnement, n’est-ce pas ?

Notez également que certains scientifiques refusent cette théorie de « l’homme qui descend du singe », mais ils ne sont pas entendus ! Devinez pourquoi ?

2. « Toutes les motivations de l’homme viennent de sa libido. »

La libido (du latin libido qui signifie « désir ») est un mot qui a été mis à la mode par Sigmund Freud et qui représentait, selon lui, l’énergie des pulsions sexuelles. Ainsi, d’après lui, toutes les motivations humaines viennent de sa sexualité ! C’est encore un mensonge ! Premièrement, la sexualité est un instinct (l’instinct sexuel ou de reproduction), et sa seule motivation est la reproduction sexuée. La science a d’ailleurs prouvé récemment que, lorsque deux personnes de sexe opposé se sentent attirées sexuellement l’une par l’autre, cela signifie qu’elles sont sexuellement « compatibles » pour générer des enfants ensemble. Et cela est vrai.

Bien évidemment, cela n’a strictement rien à voir avec l’amour (cf. la vilenie suivante), ni avec les motivations humaines. L’être humain peut ressentir toutes sortes de motivations à agir, montant de sa volonté, et je le répète : la seule qui vienne de son instinct sexuel est celle de procréer. Toutes les autres motivations issues de sa volonté subconsciente proviennent de toutes sortes de sources, bonnes ou mauvaises, dont une bonne part, à notre époque, sont influencées par la publicité !

Maintenant, imaginez que vous soyez convaincu que ce Monsieur Freud a raison et que vous n’êtes rien d’autre qu’un sexe sur pattes (sans oublier que vous descendez du singe !). Comment allez-vous vous comporter ? Allez-vous faire « honneur » à votre race dégénérée qui n’est rien d’autre qu’un animal assoiffé de sexe, qui doit conquérir son territoire en tapant, éventuellement (ou pire !), sur ceux qui montreraient des velléités d’occupation non permises par vous-même ? Si l’humain n’est qu’une bête de sexe, pourquoi ne détruirait-il pas son environnement ?! Si vous vous laissez conditionner par la société et sa science, et si elle vous entraîne dans les zones les plus basses de votre être, alors c’est à vous de vous individualiser et de vous replacer dans le meilleur de votre être, en faisant preuve de libre arbitre. Se laisser aller est dangereux de nos jours !

Notez que la France est l’un des rares pays à accorder encore du crédit à Monsieur Freud.

3. « L’amour et la sexualité, c’est pareil. »

Il suffit de se promener dans n’importe quelle grande librairie pour trouver de nombreux livres, écrits pas d’éminents psychologues, qui vous démontreront que lorsque vous désirez quelqu’un, cela signifie que vous l’aimez ! Désolé, c’est encore un mensonge. Et si vous avez bien suivi cet article jusqu’ici, vous avez compris qu’il découle du précédent. Vous avez compris que l’on vous a catalogué comme obsédé sexuel… ce qui n’est pas vraiment un compliment ! Alors, maintenant, et afin de vous donner bonne conscience, on vous rabâche que « baiser » votre partenaire, c’est de l’amour !

Il est intéressant de constater que dans la langue anglaise il existe deux expressions : l’une pour la liaison sexuelle (to have sex), et l’autre pour une relation amoureuse (to make love). Dans la langue française, pourtant souvent si précise, nous devons nous contenter d’une seule phrase (faire l’amour) qui permet l’ambigüité, et nous plonge dans l’erreur et l’illusion.

Alors, rappelons rapidement ce que nous avons expliqué en détails dans notre ouvrage (cf. L’Héroïsme de l’Amour, de Céline & Pierre Lassalle) : la sexualité est le résultat de l’instinct de reproduction (aspect volontaire) ; le sentiment est un outil pour entrer en relation avec autrui ; quant à l’amour, il ne demeure pas encore en l’être humain : pour accéder à l’amour, il faut aller le chercher « au-dessus » de nous, car il vit dans notre Moi supérieur (et a sa Source encore plus haut), et c’est la pensée qui permet de le faire descendre de ses hauteurs. Lorsque l’Amour véritable descend en l’être humain, il envahit son cœur spirituel, lui apporte beaucoup de chaleur, et il déborde aussitôt vers l’extérieur, de manière horizontale et rayonnante. Dans ce cas, il pénètre le sentiment et transforme la sexualité en la rendant plus subtile (pour l’essentiel).

Si vous êtes persuadé que l’attirance sexuelle c’est de l’amour, et que vous ajoutez cela aux deux croyances précédentes, alors vous avez sous vos yeux horrifiés l’être humain d’aujourd’hui, certes manipulé, mais surtout perdu, faible, instinctif et méchant. Vive la destruction !

Bien sûr, le premier réflexe serait de rejeter la science et la psychologie qui nous ont apporté ces trois vilenies… Mais, comme l’auteur de ces lignes est pacifique et détaché, il vous conseille de chercher pourquoi vous y avez cru ? Pourquoi l’être humain est si naïf, au point qu’il avale n’importe quoi, sous prétexte que cela vient de gens soi-disant « savants » ?

De nos jours, si vous voulez accéder réellement à la vérité, si elle vous tient vraiment à cœur, alors faites les efforts nécessaires afin de l’atteindre ! C’est possible. La méditation créatrice occidentale a été créée pour accomplir cette tâche. Et pour vivre de manière plus éthique, nous vous recommandons notre ouvrage Vers une Nouvelle Ethique (de Céline et Pierre Lassalle)…

Heureusement, il existe toujours une solution…

Pierre Lassalle

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