Telle est l’appellation originale donnée à ces poèmes, qui sont nés de « joutes solitaires ».

En général, la joute implique deux individus, or dans ce cas, c’est une pratique « solitaire », dans le sens où le poète ou la poétesse est « seul(e) », et il/elle « joute » avec le silence intérieur, et la foi en la présence de la Muse Poésie dans son sanctuaire intérieur.

Ceci requiert une bonne profondeur dans la pratique de la méditation occidentale, la capacité pour le chercheur spirituel d’amener dans sa méditation des éléments individualisés sur une connaissance, puis de lâcher consciemment ce qu’il connait, pour se lancer avec une foi tenace dans le silence de la Poésie, qui va lui rendre un « écho », auquel le poète/la poétesse choisit de ne pas s’attendre !

Ensuite, une fois que les vers se dévoilent à son oreille intérieure, le poète/la poétesse se lève, comme lors d’une joute physique, puis avec une grand conscience du sacré, il se concentre pour énoncer à haute voix les vers qui « descendent » en lui. Il les mémorise. Puis il arrive à une sorte de finalité, et répète à haute voix, toujours bien au sein de sa méditation, la totalité de cette « joute poétique », et il se rassoit ; après quelques instants de recueillement, il/elle note la Poésie qui lui a été inspirée de manière dynamique.

C’est véritablement magique… et héroïque !